Gare au manga

Kids on the slope : la relation Sen / Bon

Qualifier Kids on the slope d’œuvre marquante est assurément le moins que l’on puisse faire tant la série de Yuki Kodama brille par bien des thématiques. Manga sur la jeunesse japonaise des années 60 qui se réunit autour du jazz, il évoque aussi bien l’ouverture au monde que l’expression des sentiments. La musique, le mélange culturel et l’amour constituent donc le cœur de cette merveille. Pourtant, l’ingrédient principal n’a toujours pas été abordé… Parce que oui, ce qui marque avant tout dans Kids on the slope c’est cette amitié si puissante entre deux garçons : Sentaro et Kaoru.

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Si vous avez lu Kids on the slope en version française, vous êtes passés totalement à côté du diminutif donné par Sentaro à Kaoru : Bon. Et pour cause, la traduction française de Ryuko Sekiguchi et Patrick Honnoré a pris le parti d’adapter ce terme par « blanc-bec ». Le surnom d’origine est donc un dérivé de bonbon-dono, une expression venue du dialecte du Kansai pour qualifier Kaoru de petit gars naïf de bonne famille. Ce qualificatif est employé dès le second chapitre du manga, c’est-à-dire lorsque les deux garçons se retrouvent pour la première fois en salle de classe, et apparaît de nouveau tout au long de la série. Central dans l’histoire donc, il représente une des deux parties d’un lien que l’on appellera Sen / Bon, amitié indéfectible que nous allons expliquer dans ses moindres détails au cours de cet article.

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Blogception

Hey Nostroblog, qu’est-ce qui t’a plu en 2017 ?

L’heure du bilan collectif annuel a sonné. Et comme nous sommes des grosses feignasses anticonformistes de ouf, nous vous proposons nos top un peu plus tardivement que les années précédentes comme ça nous sommes sûr d’être lu et ne pas finir noyer dans les 500 bilans qui sortent entre le 30 décembre et le 2 janvier.

Comme tous les ans, nos tableaux de chasse augmentent tandis que nos comptes chèque pleurent de joie à l’idée de servir une noble cause.

Comme tous les ans, nous forçons chacun de notre côté pour vous ordonner inviter à découvrir une ou plusieurs œuvres marquante(s) sinon c’est le goulag en santiags et papysitting de Michel Sardou pendant 6 mois.

Comme tous les ans, nous sommes infoutus de pratiquer le crawl et le papillon. Alors nous nous laissons tomber à pic dans un océan d’œuvres diverses avant d’en remonter quelques-unes à la surface et de les brasser à tout va : Animation, bande dessinée, cinéma, jeu vidéo, manga, musique, littérature, télévision, théâtre, etc. . Autant de thèmes et supports abordés tout au long de l’année 2017 par l’équipe de la pistoche Nostroblog qui démontre à nouveau que ses nageurs et nageuses ont des goûts éclectiques et n’hésitent pas à faire de grands sauts vers l’inconnu (le tremplin situé à 10m de hauteur ne nous fait jamais peur sauf un jour sur deux) pour mieux se surprendre et s’émerveiller au quotidien.

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Gare au manga

Kids on the slope : l’espace pour exprimer les sentiments

« La peinture et le jazz ont des points communs, j’en suis sûre. La peinture joue sur l’espace, le jazz joue sur le temps. Mais c’est toujours exprimer ce qu’on est dans le lieu présent et l’instant actuel, ici et maintenant. »

En empruntant ces mots à Junichi, Yurika dévoile au lecteur quelque chose qu’il peut retrouver dans le manga de Yuki Kodama : à travers ses compositions, l’auteure joue sur la distance et la gestion de l’espace afin de mieux lui faire comprendre ce que ressentent les personnages. Après avoir évoqué la notion de s’ouvrir au monde, nous allons nous plonger dans les dessins de Kids on the slope à travers quelques exemples pour en comprendre l’essence.

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Gare au manga

Kids on the slope : s’ouvrir au monde

Débutée en 2007 dans les pages de la revue mensuelle Flowers, Kids on the slope est la première série de Yuki Kodama, auteure jusque-là cantonnée à des histoires courtes. Succès d’estime dont la reconnaissance arrive en 2012, soit l’année de la fin de sa publication, grâce au gain du Prix Shogakukan et a une adaptation en série d’animation réalisée par Shin’ichiro Watanabe.

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Il faut dire que l’œuvre a de quoi marquer les esprits. Brillant par la justesse de ses relations entre les personnages, le thème du jazz dans le Japon de la fin des années 60 et le divin coup de crayon de Yuki Kodama, Kids on the slope regorge de qualités afin d’attiser la passion des lecteurs. Plus finement de par leur traitement, des thématiques d’ordre social ou culturel sont abordées à travers le manga. Elles sont en retrait tant les protagonistes et leurs états d’âme occupent le devant de la scène, quand bien même elles font partie d’eux. Cet article a donc pour objectif de se pencher sur la manière dont l’auteure nous convie à élargir notre horizon et s’enrichir d’autres cultures.

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Neer

Takeshi Obata, du lyrisme poétique au sublime réaliste

Takeshi Obata est un dessinateur de mangas que vous devez sûrement connaître puisque très célèbre dans la sphère du manga. Il est principalement connu pour avoir entre autres dessiné Death Note, Bakuman et Hikaru no Go. Le succès de ces trois œuvres majeures a touché une majorité des consommateurs de mangas (et d’animes mais ça n’est pas le sujet) à travers le monde. Pourquoi ? Parce que ses œuvres permettent une identification et une immersion immédiates du lecteur. Toutefois dans cet article, nous nous intéresserons exclusivement au dessin.

Avant tout, Obata est (et se considère) professionnel. Avec tout ce que cela implique ; c’est-à-dire maîtrise de l’anatomie, des perspectives, de l’art du découpage, bref de tous les codes du dessin académique et du manga. Mais ce qui nous intéresse se situe d’un point de vue stylistique. En effet, on observe une différence cruciale en comparant le trait d’Obata dans Death Note et son trait dans Bakuman. Pourquoi ? Comment ? Dans quel but ? Y a-t-il une différence entre chacune de ses œuvres ? En quoi l’approche stylistique d’Obata se fragmente-t-elle au sein de son œuvre ?

takeshi obata art style

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Avis d'un bédéphile

Un jour nous parviendrons toutes et tous à lire la fin d’Aria de Kozue Amano

Derrière ce titre d’article sous forme de film d’auteur français, se cache une petite actu (enfin, qui a quelques semaines maintenant). Le manga Aria (Kozue Amano, 2002-2008) va connaitre une réédition dans un format kanzenban. Les 12 tomes initiaux vont être convertis en 7 beaux volumes.

Pour la petite histoire, Aria, et son prologue Aqua, sont parus en France dans les années 2000 chez l’éditeur Kami. Stoppé au bout du septième tome, il fut l’une des plus grosses frustrations pour un lecteur de manga tel que moi. À quoi la faute ? Editeur qui n’a pas les épaules ou manga de niche invendable ? Probablement un peu des deux… Mais modérons et développons le second point.

aria manga france

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Capsules cro'

Freesia : Justice pour Tous

Parce qu’un Matsumoto en cache un autre, je vais tenter à mains nues de déraciner une œuvre dont la tête est trop peu sortie de son terreau. Ce n’est que mon avis mais Jirô c’est un peu la face cachée de Taiyô. Exit l’onirisme et l’épuration tirés par mister T, ici on est face à un style plus salissant, plus proche d’un Dorohedoro, d’un nineties typé Eden ou d’une œuvre d’Otomo.

Un ancien Ikki revenu de ses cendres
Jirô Matsumoto, chez nous c’est Freesia et basta, un seinen qui prône la vengeance par la vengeance. On sera bien loin d’une simple partie de Ping Pong. Sauf si l’on considère les balles rondes comme des objets mortels.

Positionné en tête de gondole du magazine de prépublication Ikki, Freesia est sorti de manière plutôt anonyme chez nous via Kazé, à des années-lumières de ce qu’on a pu récemment voir avec les rouleaux compresseurs comme One-Punch Man, Tokyo Ghoul ou (mettez votre titre ici) qui font le buzz.

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Un manga qui se mange froid

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