Quod reliquum est

GOKICHA versus TERRA FORMARS : Déblatérons, mes bons !

Rédiger cet article a réclamé une certaine dose de sang-froid. Il a fallu préalablement visionner des vidéos, lire des articles et observer des photos de blattes (issues de la famille des dictyoptères). Ce travail a produit quelques accidents de parcours, notamment avec la séquence d’une mante religieuse (issue de la même famille que la blatte) en train de dévorer la tête d’une mouche vivante. VIVANTE. La blatte, également nommée cafard, cancrelat ou vermine selon les zones géographiques, est un spécimen peu ragoûtant. Elle peut vous faire hérisser plus d’un poil et vous créer des démangeaisons à chaque visuel parcouru, tout en conservant un désagréable sentiment d’entendre des mandibules mastiquer une miette de pain sous vos pieds. Pauvre insecte. Elle a beau dater du Carbonifère, la blatte reste une hantise dans nos sociétés âgées de quelques milliers d’années. La culture populaire ne l’épargne pas davantage, comme le démontrent les films Gokiburi-tachi no Tasogare d’Hiroaki Yoshida en 1987 ou encore Men in Black de Barry Sonnenfeld dix ans plus tard : qu’elle soit d’origine terrestre ou extra-terrestre, insignifiante ou gigantesque, la blatte demeure une créature nuisible aux yeux de l’homme. Mérite-t-elle un tel traitement ? Qu’est-ce qui nous empêche de mieux apprécier le cafard ? En somme : pourquoi tant de haine ?

Nous allons nous pencher sur deux mangas récents qui traitent de cet insecte et de son interaction avec l’espèce humaine. À gauche, une blatte haute comme trois billes, d’une gentillesse à toute épreuve et issue du club komikku sous la houlette de Tamachi Rui : Gokicha. À droite, une montagne de muscles sans pitié régnant sur Mars et entraînée par le duo Yū Sasuga/Kenichi Tachibana dans le club Kazé : Terra Formars. Qui mérite de vivre ? Qui mérite le trépas ? Sonnons le gong et observons-les.

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