Manga au singulier #5

Et de nouveau le retour de cette rubrique tant appréciée, où l’on parle avec bonne humeur des premiers tomes de nouvelles séries sorties récemment, sans forcément rentrer dans les détails. Cette fois-ci, nous partons pour un voyage dans l’imaginaire et l’émotion (et parfois, les deux en même temps !).

To your eternity

To your Eternity 1

Yoshitoki Oima est désormais une auteure qu’on connaît. Fort du succès de A silent voice (dont je vous avais parlé pour la sortie du premier tome) et en attente de son adaptation en long métrage d’animation, les éditions Pika lancent sa nouvelle série, To your eternity, après une prépublication au format numérique.

Au commencement « il » était une sphère.

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L’ère des Cristaux : un anime, beaucoup de questions.

Alors que le tome 6 de L’ère des Cristaux (Houseki no Kuni) vient de sortir en France (il y a deux mois), le Japon s’apprête à accueillir le volume 7 en fanfare. En effet, on n’attendait rien de spécial exceptée l’édition limitée qui contiendra un mini-artbook de 32 pages, avec chacune des illustrations commentées par Haruko Ichikawa en personne, prévue dans deux semaines. Mais contre toute attente, voilà que le magazine Afternoon de Juillet (sortant le 25 Mai), dévoile LA news qu’on attendait depuis des lustres.

Pour ceux qui n’ont pas lu mes centaines d’articles sur le sujet, L’ère des Cristaux est un seinen de Haruko Ichikawa qui narre le quotidien mouvementé de Phos, le plus jeune mais surtout le plus maladroit des 28 gemmes qui habitent la Terre. Suite à divers cataclysme, l’humanité a disparu, laissant donc la place à ces êtres cristallins et agenres. Menacés par les Séléniens qui cherchent à les capturer pour en faire des bijoux, chaque jour est une bataille pour leur survie. Phos, notre héros, cherche encore sa place dans cette micro-société où tous ont un rôle prédéfini. Un jour, Maître Vajra lui confie la mission de rédiger une histoire naturelle…

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Manga au singulier #4

Plus d’un an après le précédent numéro, voici le retour de cette rubrique tant aimée. Comme d’habitude, on sélectionne le premier tome de quelques nouvelles séries sorties récemment. Petite nouveauté, nous sommes plusieurs de l’équipe à exprimer ci-après nos avis. Au programme :

Je voudrais être tué par une lycéenne

[Meloku]
Adorant plus que tout Usamaru Furuya pour des ouvrages comme Litchi Hikari Club et Je ne suis pas un homme, j’attendais son retour en France avec beaucoup d’impatience. Et c’est J’aimerais être tué par une lycéenne qui ouvre le bal, un manga dont je ne doutais aucunement de la qualité avant de l’acheter (d’autant plus que je l’ai lu en vo). Bref, me plonger dans la logique maladive dépeinte par cet auteur m’a fait un bien fou tant elle est retranscrite avec justesse. Là où certains se moquent des fetish ou en rajoute, enlevant toute crédibilité à la déviance représentée, Furuya la met en scène sans juger. Bien sûr, il restera des crétins pour hurler « JAPOOON » mais qu’importe. Ce qui compte réellement c’est qu’il arrive à toucher les lecteurs passionnés par son aura malsaine. De plus, il brille par sa mise en scène qui fascinera les nouveaux venus et ce sera un immense plaisir de retrouver le tracé de son crayon pour les anciens lecteurs. Espérons juste que d’autres mangas de Furuya suivent, à commencer par Notre Hikari Club, afin qu’une nouvelle génération découvre cet artiste hors normes.

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La Cantine de Minuit, intimités de comptoir.

Novembre 2016, obnubilé par l’atterrissage tout en douceur de Chiisakobé, je n’ai qu’une obsession en tête, Minetaro Mochizuki. Le doux rêve d’une autre sortie estampillée du Maître tend à se concrétiser. Février 2017. Le concret tape à la porte et il a un nom Tokyo Kaido. Concret n’étant pas seul, c’est accompagné de La Cantine de Minuit qu’il s’apprêtait à venir stationner en librairie. Je ne compris l’erreur de mon oubli que le mois suivant, lorsque je pus mettre la main sur ce pavé particulièrement goûteux. Une trentaine de repas plus tard la digestion était excellente. Au point d’attendre la prochaine fournée avec la fébrilité d’un estomac creusé. Entre deux gueuletons c’est l’occasion idéale pour digérer et partager avec vous mon enthousiasme. Un titre qui figurera à n’en pas douter parmi mes lectures favorites entamées cette année, bien que cette dernière soit assez intense en parutions. J’ai pu également grâce à l’allié contre l’ennui qu’on ne présente plus, Netflix, enrichir l’expérience du Midnight Dineradaptation en série du manga. Le service complet.

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Beau et bon à la fois.

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Ghost in the shell de Rupert Sanders : la machine est vide

Après l’excellent article général de Raismith sur les rapports entre mangas et cinéma, le Nostroblog vous propose un cas particulier avec Ghost in the shell, sorti ce mercredi 29 mars au cinéma. S’agit-il d’une adaptation servile du manga ou les scénaristes ont-ils su s’approprier le matériau ? S’agit-il d’une adaptation du dessin animé plus que du manga, comme le craignait Meloku ? Et surtout, s’agit-il d’un bon film ? Toutes les réponses sont dans cet article.

Mira, jeune réfugiée morte suite à un attentat terroriste, voit son cerveau transféré dans un corps entièrement cybernétique. Entraînée, elle devient le major d’une section d’élite spécialisée dans les cyber-crimes. L’assassinat de dignitaires par des robots geishas piratés la mène sur la piste du mystérieux hacker Kuze.

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