Seven Deadly Sins & Black Clover : le non-renouveau apprécié du shônen manga classique au service du médiéval fantastique

Alors que se termine un shônen manga qui aura bien marqué son temps par la productivité de son auteur avec ses 63 tomes, j’ai nommé Fairy Tail, le genre med-fan (médiéval fantastique) est encore très loin de disparaître de nos rayons. Déjà bien développé dans des œuvres cultes comme Berserk ou Claymore, celui-ci est revu dans un contexte davantage nekketsu. Il s‘agit ici de moins de noirceur dans le traitement de la narration et du développement des personnages, le regard utilisé pour témoigner de l’action est moins cru. Petit tour d’horizon de deux titres à l’actualité chaude qui font beaucoup parler d’eux et qui viennent s’inscrire dans la digne tradition du nekketsu.

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Meliodas se lance dans une aventure épique !

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Lire des livres jeunesse quand on est moins jeune

Le « livre jeunesse », c’est quoi, déjà ? D’après le dictionnaire, on désigne par là l’ensemble des livres destinés aux plus jeunes, de la petite enfance à l’adolescence ; et donc on retrouve le même nom pour le secteur de l’édition qui leur est dédié. D’abord un petit retour sur cette industrie en France : la jeunesse est le deuxième secteur de l’édition, avec 20% des ventes totales, et plus de 90 éditeurs, d’après les chiffres de 2014. C’est aussi une industrie culturelle comme une autre avec ses stars que l’on voit à chaque rentrée (Max et Lili, Tchoupi, Petit Ours Brun et autres best-sellers réguliers), ses grands noms célèbres et ses légendes (Tomi Ungerer, Grégoire Solotareff, Yvan Pommaux et plein d’autres encore). Pourtant c’est aussi un secteur qui n’est pas très homogène, le livre jeunesse va du livre en mousse aux roman « premières lectures », en passant par l’album, la BD et le manga kodomo, et autres formats, parfois uniques. La limite entre livre jeunesse varie parfois : faut-il inclure ou séparer les adolescents ? Comment mesurer la limite ? Est-ce pertinent ? Mais je préfère laisser de côté tout ce qui est destiné aux adolescents ainsi que la Young Adult litterature pour me concentrer essentiellement ici sur les albums jeunesses, pas seulement bien sûr, mais c’est ce que je connais le mieux. Gardez donc bien à l’esprit que je ne vous présente qu’un tout petit détail du tableau !

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J’espère que vous appréciez cette incroyable blague de ma part (Mais Tout Un Monde est aussi un bon livre)

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Hentai : passage en revue ! [NSFW]

Ceux qui me suivent sur Twitter ont pu constater mon immense chagrin suite à l’annonce de l’arrêt brusque du manga Keijo!!!!!!!! qui a m’a tenu en émoi pendant près de 2 ans. Même si les raisons tristement évoquées par l’auteur sur son blog sont parfaitement légitimes, je me sens un peu orphelin. Vision d’un hochet C-cup que l’on vient de violemment m’arracher. Certes, Prison School continue d’alimenter ma déviance mais il me faut un autre produit de substitution pour avoir mes 5 fesses et nichons par jour afin de préserver ma santé. Chercher un autre manga comme Tsugumomo, le fils bâtard de Tenjou Tenge et Urusei Yatsura ? Oui, mais non. J’ai cherché ailleurs et, après réflexion, y ai trouvé une part de bonheur…

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10 bonnes raisons de regarder L’ère des Cristaux

Débutant le 7 octobre prochain, L’ère des Cristaux sera certainement l’un des animes phares de cet automne. Adaptée du manga de Haruko Ichikawa dont on ne cesse de faire l’éloge sur le blog, la série est réalisée par Takahiko Kyogoku pour le studio Orange, spécialisé dans les images de synthèse. Ainsi, L’ère des cristaux est entièrement en 3D CGI, un choix qui peut surprendre en bien comme en mal. Adorant le manga et étant séduit par les premières images, je vais tenter de vous convaincre de donner une chance à l’anime à travers 10 bonnes raisons. Vous êtes prêts ? C’est parti !

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Les femmes fatales de Shuzo Oshimi

Publié en France pour la première fois en 2015 par les éditions Akata grâce à Dans l’intimité de Marie avant d’intégrer le catalogue de Ki-oon avec Les Fleurs du Mal et en attendant Happiness chez Pika, Shuzo Oshimi s’est très vite imposé comme l’un des auteurs les plus doués de sa génération. Au Japon, l’artiste fait également les beaux jours de plusieurs maisons d’édition puisque sont sortis simultanément le sixième tome de sa série phare Happiness chez Kodansha, le premier volume de son dernier manga Chi no Wadachi chez Shogakukan et enfin Femme fatale, son premier artbook chez Futabasha. Aujourd’hui, c’est ce dernier qui nous intéresse.

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Coûtant 2400 yens (soit environ 18€), Femme fatale retrace la carrière de Shuzo Oshimi à travers 128 pages d’illustrations entièrement en couleur, à l’exception de deux doubles-pages représentant les couvertures du premier tome des Fleurs du Mal et du cinquième d’Happiness qui ont donc été édités en noir et blanc (sauf en France pour la première). Comme en témoigne le titre de l’artbook et sa couverture mettant en avant trois jeunes femmes emblématiques de la bibliographie de l’auteur, l’ouvrage tourne autour de la gente féminine. Bien entendu, il y a des personnages masculins mais ils sont clairement minoritaires. De plus, il est important de noter que le livre ne suit pas l’évolution de l’auteur d’une manière chronologique, ce qui fait s’alterner des illustrations absolument sublimes avec d’autres beaucoup moins marquantes.

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Top 5 de ce que je retiens de Gloutons et Dragons

Publié chez Casterman après avoir fait grand bruit au Japon, Gloutons et Dragons est un manga de Ryoko Kui qui m’a étrangement séduit. Étrangement oui, car le thème de la cuisine de monstres ne me fascinait pas des masses. En plein doute quant à mon achat ou non du premier tome, je me suis laissé tenter à cause d’un message de Bobo m’affirmant que Gloutons et Dragons, « c’est trop cool ». Et il avait raison le chaton, c’est vraiment trop cool.

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Si vous souhaitez un avis sur le manga, je vous renvoie à sa critique sur le blog. En attendant, ici, je vais vous livrer un petit top 5 de ce que je retiens de l’oeuvre.

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