Andrea

Les Fleurs du Mal : Jeu de Masques

Aku no Hana est un manga de Shuzo Oshimi.

Il a été prépublié dans le mensuel Bessatsu Shônen Magazine de 2009 à juin 2014, visant selon la ligne éditoriale du magazine un public plus mature que son dérivé le Weekly, par exemple. Edité par Kodansha au Japon, il a très vite disposé d’une version américaine chez Vertical sous le titre The Flowers of Evil de 2012 à 2014 et a été publié également en espagnol sous le titre de Las Flores del Mal par Norma Editorial et même en italien sous le titre I Fiori del Male – Aku no Hana par Panini Comics. Autant dire que nous l’avons attendu avec impatience dans l’hexagone… Jusqu’à ce que Ki-oon nous apporte la bonne nouvelle en octobre dernier !  Et depuis le 12 janvier 2017, nous pouvons enfin placer la version française sur nos étagères.

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Mirabilia

Kyôgen : la folie maîtrisée (partie 2/2)

Dans la précédente partie, nous avions évoqué plusieurs caractéristiques du théâtre kyôgen : ses origines, son jeu scénique et son matériel (masques, accessoires et costumes). Après un bref aperçu des pièces jouées, nous allons nous intéresser aux acteurs qui, en les « réactivant », contribuent à la perpétuation d’une tradition vieille de 4 siècles, classant ainsi certaines familles d’acteurs au rang de « Trésor national Vivant ».

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Mirabilia

Kyôgen : la folie maîtrisée (partie 1/2)

Introduction

Issu d’un terme en bas latin (masca, « spectre, sorcière »), le masque est un objet souple ou rigide couvrant (partiellement ou intégralement) le visage et représentant lui-même une face (humaine, animale, imaginaire, etc.). Cette notion démoniaque est associée dans l’imaginaire populaire au fait que le masque suscite généralement l’effroi mais aussi la surprise (la Toussaint au Mexique, les carnavals en Europe, etc. ). Toutefois, le masque en lui-même n’est qu’un objet, une œuvre plastique qui vaut autant par la démarche de son support que par sa forme : il arrive parfois qu’il ne soit pas dans l’obligation de représenter un personnage particulier, puisqu’il est le symbole animé d’un groupe, d’une communauté. Le masque doit donc être perçu comme une transmutation évanescente de l’identité qui tente de franchir un domaine divin, révéler une personnalité enfouie, s’enfoncer dans la féerie de la danse ou encore se projeter dans le monde du théâtre.

transmutation
Non, nous n’allons pas parler de cette transmutation-ci, même si un sujet sur la théâtralité et le masque dans les tokusatsu peut s’avérer très intéressant.

Parlons justement du théâtre et intéressons-nous, notamment au travers du masque, à une de ses formes pratiquée au Japon mais plutôt méconnue en Occident. Tout le monde connaît, ne serait-ce que de nom, le ou encore le kabuki. Mais qu’en est-il du kyôgen ?

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