Cinq autres groupes de new wave

Et c’est un nouvel épisode musical, après l’article de Neer sur le rap français ! Souvenez-vous, il y a quelques temps maintenant, je vous avais présenté cinq groupes pour appréhender le post-punk/new wave. Mais il existe pourtant tellement d’autres groupes qui valent coup, et qui d’ailleurs, sont parfois oubliés ! Je vais donc vous en présenter cinq autres, toujours accompagnés de références musicales. Let’s start the music !

depeche mode

Depeche Mode

Je ne l’avais pas cité la dernière fois, car si on estime que les groupes de l’époque ont d’abord eu un ton post-punk (musique rock teintée de synthé, tendance à l’introspection, etc) pour arriver à la new wave (prédominance electro, tendance à l’introspection mais aussi à quelques envolées lumineuses), Depeche Mode n’est pas passé par la première étape et est arrivé directement dans le train new wave. Ils qualifient de grands-pères spirituels Kraftwerk, pionnier de la musique au synthétiseur, et de pères, OMD, que je vous avais décrit la dernière fois. Lire la suite

« Le RAP cette musique d’illettrés »

« Le Rap c’est juste des mecs qui savent pas chanter », « le Rap c’est misogyne et homophobe » Il m’arrive souvent d’être confronté à ce genre de remarques et ce sont des préjugés très répandus encore en 2017, si bien qu’il est courant d’entendre cette phrase : « j’écoute de tout sauf du rap [et du metal] ». Très bien, j’annonce la couleur. Ce que je vais dire paraîtra extrême mais j’ose prendre position dans cet article. Ceux qui revendiquent ne pas aimer le rap sont victimes de préjugés pouvant être jusqu’à racistes. Pour ces personnes, la bonne musique ne peut pas être faite par des gens de la cité, ils ont une idée préconçue de ce que doit être un chef-d’œuvre de musique. Si ce n’est pas quelqu’un de parfaitement lettré élevé en lisant du Victor Hugo, et s’il s’agit de quelqu’un qui s’habille en survêtements et crache de gros mollards par terre, sa musique sera obligatoirement moins bonne que celle d’un artiste possédant une culture pointue et une plume irréprochable. C’est donc cela l’art ? C’est donc cela la musique ? C’est donc cela la poésie ?

Le rap est un genre musical né aux États-Unis dans les années 70 et s’inscrit dans le mouvement culturel qu’on nomme hip-hop. C’est une musique populaire dont il est même possible de faire remonter ses origines à la musique des troubadours du Moyen-âge (voire même bien avant) avec laquelle le rap entretient bien des points communs. Le rap se caractérise par ses couplets en rimes entrecoupés le plus souvent par des refrains et qui se pose sur un rythme (principalement un beat). Cet article propose une porte d’entrée au rap français, car c’est le plus abordable pour un francophone même si le rap US et celui des autres pays du monde sont très riches et ne demandent qu’à être explorés. Voici donc une sélection de rappeurs français possédant chacun leur style et qui maîtrisent leur art. Cette sélection n’est pas un classement.

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NECRONOMIDOL – Nemesis : Interview de l’artiste Jennie Zakrzewski

Ces voix, cette flûte, cette ambiance qui ouvre le Nemesis de Necronomidol… encore un peu et on croirait nos tympans revenus à l’écoute de la bande-son signée J.A. Seazer qui accompagnait le Cache-Cache Pastoral (田園に死す, 1974) de Shuji Terayama. Œuvres musicales contiguës, qui partagent un goût certain pour l’ero-guro puisque l’un se pare d’une illustration de Kazuichi Hanawa, pendant que l’autre s’endimanche de Suehiro Maruo. Ainsi la parution vinyle de Nemesis chez Specific Recordings apparaît comme l’occasion rêvée de s’entretenir avec Jennie Zakrzewski, chargée des relations presses et directrice artistique (entre autres gâpettes), sur le travail visuel qui accompagne la naissance d’un album.

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Jugem je t’aime, Suiyoubi no Campanella et Specific au micro de Nostroblog

Tokyo KaranKoron (Go Nin No Entertainers), Biskaidan à deux reprises (BiS Kaidan et BiS Kaidan 2), Passepied (Makunouchi-ISM) et Charisma.com (Ai Ai Syndrome)… Les groupes nippons de qualité se pressent sur les disques microsillons du label messin Specific Recordings. Dernier groupe en date et pas des moindres à se laisser parcourir le sillon sur la platine : Suiyoubi no Campanella (水曜日のカンパネラ) avec la compilation Jugem’ je t’aime

« Jugemu (寿限無) est un des contes les plus populaires du rakugo, une forme de théâtre humoristique japonais. L’histoire raconte celle d’un père à la recherche d’un prénom qui apporterait longévité et chance à son fils aîné qui vient de naître. Ce dernier alla alors chercher conseil auprès d’un prêtre qui lui suggéra de nombreux noms sensés permettre à l’enfant de vivre sous les meilleurs auspices, dont Jugemu (littéralement « vie infinie »). Incapable d’en choisir un seul, le père décida de donner à son fils la totalité des prénoms proposés par le prêtre (liste de prénoms qui se trouvent d’ailleurs être gravés sur la face B de la compilation). Un jour, Jugemu tomba dans une rivière. Un camarade de classe s’empressa d’aller prévenir la mère du jeune garçon, mais le temps qu’il prononce son nom complet, il était trop tard, Jugemu s’était noyé. Plus tard, un autre petit garçon, baptisé Choi (« court instant » en japonais), connut le même sort, mais put être rapidement sauvé. C’est ainsi que, depuis ce jour, toutes les mères de ce village donnèrent des noms courts à leurs enfants. » nous raconte ainsi la belle pochette de Jugem’ je t’aime.

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Cinq groupes pour appréhender le post-punk

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Cela fait quelques années maintenant que j’ai découvert mon genre musical de prédilection, et ne me lasse pas d’en écouter plusieurs grands groupes. Il s’agit du post-punk/new wave. Pourquoi accoler ces deux genres en même temps me direz-vous ? D’une part parce que la distinction est mince, et d’autre part car il est communément admis que beaucoup de groupes qualifiés de post-punk à la fin des années 1970 ont été assimilés au mouvement new wave dans les années 1980.

Mais vous, lecteurs de Nostroblog, vous vous demandez pourquoi je vous fais la promotion de ce courant musical en particulier ? D’autant plus que nous n’avons pas l’habitude de parler musique… Eh bien, tout simplement parce que j’associe facilement l’esthétique sonore de ces artistes à l’esthétique visuelle des fictions cyberpunk de cette époque que nous apprécions et que les auteurs que nous préférons apprécient, à l’instar d’Akira, la Trilogie Nikopol ou le film Blade Runner. Tous ces éléments culturels ont des thématiques communes : la dystopie, la peur du nucléaire, la violence urbaine, la contestation, une mentalité gothique et un goût pour une esthétique noire et lente…

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Hey Nostroblog, t’as kiffé quoi en 2015 ?

2015 ferme ses portes dans quelques heures et la brillante team qui sévit sur Nostroblog se lance dans un brûlant récapitulatif. Qu’avons-nous aimé ? Que souhaitons-nous retenir de cette année sur le plan culturel ? Entre avis underground, décalé et mainstream, il y a de bonnes chances que vous y trouviez votre compte.

Meloku

  • Un jeu vidéo : « Life is Strange »

life is strange jeu de l'année

Après des années d’abstinence (ou presque, ma 3DS a bien tourné et j’ai fait quelques trucs indés sur PC), j’ai repris le jeu vidéo sur console fin 2014 avec l’acquisition d’une PS4. Jusque là, j’avais joué à de bons jeux qui me divertissaient, mais rien de transcendant. Jusqu’au jour où j’ai acheté Life is Strange. J’ai adoré cette enquête à base de voyages dans le temps bien que le scénario et même le pouvoir ne soient pas les éléments principaux de mon affection pour le jeu (même si le rythme typé série TV m’a passionné). Car Life is Strange est surtout le portrait d’une génération par le prisme de ceux qui préfèrent les arts à la bagarre. Assurément le jeu auquel j’aurais adoré jouer étant ado.

(Mais bon, j’avais Persona 3 qui est quand même 1000 fois mieux.)

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Playlist de l’été aux accents asiatiques.

La saison est déjà entamée mais il n’est jamais trop tard pour une playlist de l’été !

10 musiques pour 10 moments d’une journée ensoleillée avec comme point commun le pays du matin calme et celui du soleil levant. Une occasion de voir que l’Asie inspire aux quatre coins du monde, mais également de découvrir des artistes indépendants et des groupes qui gagnent en popularité.

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