Gare au manga, Meloku

Angoulême 2015, le manga et moi

Bienvenue en 2012. C’est du moins l’impression que j’ai eu en découvrant les différentes sélections de mangas pour le festival d’Angoulême. Plus sérieusement, deux auteurs (que j’adore par ailleurs) sont sélectionnés dans les mêmes catégories qu’en 2012, mais avec des mangas différents, forcément. Il s’agit de deux habitués du festival : Taiyo Matsumoto et Atsushi Kaneko. Mais je vais y revenir, puisque cet article va décortiquer, entre autres, les mangas présents dans les différentes sélections.

angoulême 2015 watterson

Cette année,  mon billet ne va pas s’éterniser puisque les mangas sont au nombre de 7 sur pas moins de 62 bandes-dessinées représentées. Et oui, quand on vous dit que c’est un sous-genre… Bref, parmi ce club des 7, un seul manga a une chance de remporter le prix de sa catégorie. Mais, attention spoilers, il ne gagnera pas. Ne soyez pas impatients de découvrir lequel est-ce, j’en parlerai en temps et en heure (c’est à dire quelques lignes plus loin dans cet article). Commençons donc le tour d’horizon des sélectionnés.

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Images dérisoires, Ours256

Seven Deadly Sins, retour vers les années 90.

Il y a dix ans, au royaume de Britannia, un groupe de chevaliers très cruels, les Seven Deadly Sins, s’est rendu coupable d’un crime abominable… Depuis, ils ont disparu et personne ne sait ce qu’ils sont devenus. La princesse Elizabeth est prête à tout pour retrouver cette bande de mercenaires légendaires. En fait, à ses yeux, ils représentent le seul espoir du royaume contre les surpuissants Chevaliers Sacrés qui ont renversé le pouvoir et sèment la terreur. Sa rencontre avec Melodias, un garçon à la force exceptionnelle et Hawk, son cochon, marque le début d’une quête riche en rebondissements où magie et combats sont au rendez-vous !

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures.

Le Zoom de la semaine - Seven Deadly Sins, retour vers les années 90. Avant de lire le titre, j’ai entendu et lu de nombreuses choses à son sujet. Ce qui est revenu plusieurs fois, c’est la similarité entre le dessin de Nakaba Suzuki et celui d’Akira Toriyama. Au début, je dois avouer que j’avais beaucoup de mal à la voir. Quand on regarde bien, on remarque que les traits sont assez éloignés, beaucoup moins ronds chez Suzuki (même sur les animaux d’ailleurs). Quand on regarde les personnages, ils ont même plutôt une petite touche Urasawa (on le voit en particulier sur les visages). Cependant, on retrouve une certaine simplicité dans le design et dans les décors qui n’est pas sans rappeler le coup de crayon de l’un des pères du shônen moderne. Ce dessin au charme suranné est, à mon goût, l’un des points du titre. Il fait naître un sentiment de nostalgie qui ne sera pas désagréable au lecteur né dans les années 90. Par contre, pour le nouveau venu, il faudra peut-être un petit temps d’adaptation pour se rendre compte ce style n’est pas là par hasard et qu’il vient renforcer la fluidité de l’oeuvre. Lire la suite « Seven Deadly Sins, retour vers les années 90. »