Gare au manga

Le rôle des femmes dans Hunter x Hunter

Quand on parle de codes du manga, c’est en réalité à un genre bien précis qu’on fait allusion : le nekketsu. Cette catégorie, vous la connaissez tous car elle a connu un immense succès au Japon comme en occident avec Dragon Ball et elle a continué à nous servir des séries populaires telles que One Piece et Naruto. Mais aujourd’hui, c’est un tout autre manga qui nous intéresse.

Débutée en 1998 dans les pages de la revue Shonen Jump, Hunter x Hunter est une œuvre de Yoshihiro Togashi, un auteur alors reconnu à qui on doit l’immense succès qu’est Yuyu Hakusho ainsi qu’un titre plus expérimental nommé Level E. Hunter x Hunter débute comme le plus parfait des nekketsu, suivant à la lettre les codes instaurés par ses aînés. Et pourtant, plus on avance dans le manga et plus on se rend compte que l’auteur brise l’ossature de règles que l’on croyait établies. C’est pourquoi, à travers une série d’articles, nous allons nous pencher sur la méthode employée par Yoshihiro Togashi permettant cette déstructuration du nekketsu. De cette manière, on en apprendra plus sur le genre, le manga en question et même l’auteur. Dans cette chronique, c’est la question de la place de la femme qui sera abordée.

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Gare au manga

Chiisakobé : l’art délicat d’exprimer ses sentiments selon Minetaro Mochizuki

Il existe des mangakas qui sont des monstres sacrés dans leur pays et qui n’arrivent pourtant pas à trouver un public en France. C’est le cas de Minetaro Mochizuki. Lauréat du Kodansha Award en 1997, puis du Prix Tezuka en 2000, décrit par Katsuhiro Otomo (le papa d’Akira s’il vous plait) comme « le mangaka le plus doué de sa génération », les classiques de l’auteur sont boudés par le public francophone. Même son Dragon Head, une œuvre d’une puissance sans égale, a été un échec, bien que publié par Pika (et Manga Player, son ancêtre) en deux éditions.

Malgré tout, aujourd’hui, Le Lézard Noir donne une nouvelle chance à l’auteur dans nos contrées en publiant son dernier manga : Chiisakobé. Alors qu’elle était publiée dans la revue japonaise Big Comic Spirit depuis 2012, la série s’est terminée il y a peu. Au total, le manga compte donc quatre tomes. Chaque volume de l’édition française coûte 15€ et la traduction du japonais est assurée de main de maître par Miyako Slocombe.

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Conseils lectures, Enwyn

Sunny : l’enfance orpheline selon Taiyō Matsumoto

Un premier article c’est un peu comme un dépucelage dont tu n’es pas fier, et que tu te gardes bien de raconter mais qui a été filmé puis balancé sur la toile. Voilà, je vois un peu le délire comme ça, c’est pas très encourageant, hein ? Mais selon l’adage « quand faut y aller, faut y aller », alors on y va et puis on évaluera les dommages plus tard.

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Alors, si vous avez toujours pas compris quel manga je vais évoquer c’est que vous êtes allés trop vite en besogne (si oui, je renvoie les petits filous au titre de l’article). C’est bel et bien de Sunny du grand, du majestueux, Taiyō Matsumoto dont nous allons parler. Petit point sur l’auteur si vous ne le connaissez pas : c’est principalement l’auteur d’Amer Béton qui l’a fait reconnaître dans le monde entier, il est connu pour avoir un style graphique particulier, il mêle notamment la BD franco-belge aux codes du manga. Actuellement, le manga vient de se terminer (en juillet) en six tomes au Japon et le troisième tome est sorti début juillet dans nos contrées chez Kana. C’est bien tout ça mais… ce manga alors ? Ne vous inquiétez pas il arrive.

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