Gemini

Le Requiem du Roi des Roses : Richard au Royaume des Filles

Bien le Bonjour ! Pour celles et ceux qui ne me connaîtraient pas : je m’appelle Gemini, et je suis blogueur itinérant. Ce qui signifie, en gros, que j’ai des problèmes de serveur, mais que bloguer étant une drogue dure, le Nostroblog a bien voulu m’ouvrir ses portes.
Un de mes sujets de prédilection : les shôjo manga. Primo parce que je trouve que les médias n’en parlent pas suffisamment, et secundo parce qu’ils restent victimes d’un nombre conséquent d’idées préconçues qui me sortent par les trous de nez. Pas de surprise, je parlerai donc ici de shôjo, et d’un titre en particulier. Celui-ci :

Et là, vous vous dites : « Mais, ô inconnu que je devine d’une grande beauté à travers les élégants mots que tu distilles de ta plume gracile par l’intermédiaire de ton clavier d’ordinateur, il s’agit là d’un seinen et non d’un shôjo. Comme le Port-Salut, c’est marqué dessus. » Ce à quoi je réponds que le manga en question a été publié dans un magazine nommé Princess, et qu’à moins qu’il ne soit particulièrement louche, je ne crois pas qu’il s’adresse en premier lieu aux hommes adultes. Et là, vous vous demandez certainement pourquoi son éditeur français le présente comme un seinen, s’il souhaite nous vendre un shôjo. Simple : parce que l’éditeur n’est pas fou.

Un shôjo, c’est quoi ? Tout simplement un manga pensé pour un magazine destiné à un lectorat féminin. Point barre. Ensuite, je pourrais dessiner des tendances générales, mais certainement pas des vérités. Rien qu’un titre comme Banana Fish suffirait à invalider n’importe quelle certitude à ce sujet. Donc non, il ne s’agit en rien d’un genre, mais bien d’un public cible – les jeunes filles – pour lequel il faudra penser des histoires attrayantes. Public qui n’a lui-même rien d’homogène en termes d’âges – il n’existe d’ailleurs pas d’équivalent « officiel » du seinen au féminin, même si nous utiliserons abusivement le terme de josei – et de centres d’intérêt. Dites-vous bien que n’importe quel genre – comédie, drame, science-fiction, que sais-je – peut être traité sous le prisme des shôjo.
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Manga

Otomen et les stéréotypes de genre

Quand les éditions Delcourt ont décidé de sortir Otomen (sous leur label Akata) en septembre 2008, ils ne savaient peut-être pas qu’ils allaient mettre à mal toutes les idées préconçues sur les préférences des garçons (camion, bleu, foot) et des filles (poupée, rose, danse). A moins que tout cela ne soit que l’aspect bien visible d’un complot mondial. Vu ce que nous annonce les opposants à la « théorie » du genre, on n’est plus à ça près.

Je m’égare.

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