Neer

Le réalisme graphique dans les mangas

Qu’est-ce que le réalisme ? Se dit réaliste généralement ce qui est proche de la réalité. La signification varie selon le contexte dans lequel ce terme est employé ; il existe le courant pictural réaliste comme il existe le courant littéraire réaliste. Mais ici, il s’agira de se rapporter au graphisme qui se veut être une représentation fidèle du réel.

Ainsi, inutile de faire un listing des œuvres possédant un style graphique réaliste, ce ne serait pas intéressant. Et bien que, par exemple, le style graphique de Tetsuo Hara ou de Boichi puissent être qualifiés de réalistes, je ne les considère pas réalistes au sens propre dans la mesure où il y a énormément d’exagérations (muscles extrêmement saillants, déformations etc.). Ces mangakas usent également d’une abondance de codes visuels, sans parler de l’idéalisation des corps qu’ils soient féminins ou masculins. Non, ce qui nous intéresse est un réalisme qui permette au manga de s’émanciper de ces exagérations graphiques et de ces stéréotypes.

Dès lors, en quoi le réalisme peut-il permettre à un manga de s’affranchir de ses codes ?

Il s’agira donc dans cet article de comparer trois mangakas qui tentent bien différemment d’innover en usant du réalisme.

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Gare au manga

Mini-artbook pour maxi-qualité

Parce que même petit un artbook c’est joli, je vais vous présenter rapidement deux recueils d’images que j’apprécie particulièrement. Ils ont couté moins de 12 euros pièce et ne sont donc pas très onéreux.

Real Postcard Book 2010 :

Real Postcard Book

Il s’agit en fait d’un petit livre regroupant 30 illustrations de Real en couleurs. Certaines sont plutôt anciennes mais d’autres datent de 2010, année où est sorti l’ouvrage. A ma connaissance le bouquin ne contient pas d’illustrations originales, mais c’est toujours un plaisir d’avoir un recueil des dessins de Takehiko Inoue. Attention cependant, mieux vaut avoir lu la série jusqu’au tome 10 pour découvrir le postcard book, au risque de faire dévoiler des éléments clefs de la narration du manga.

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On the big screen..., Ours256

Real – « Contact » avec Kiyoshi Kurosawa

012340Atsumi, talentueuse dessinatrice de mangas, se retrouve plongée dans le coma après avoir tenté de mettre fin à ses jours. Son petit-ami Koichi ne comprend pas cet acte insensé, d’autant qu’ils s’aimaient passionnément. Afin de la ramener dans le réel, il rejoint un programme novateur permettant de pénétrer dans l’inconscient de sa compagne. Mais le système l’envoie-t-il vraiment là où il croit ?

Depuis 2008 et Tokyo Sonata, on n’avait plus trop entendu parler de Kiyoshi Kurosawa. Ce maître du cinéma d’horreur à la japonaise préparait probablement son retour avec la minutie qui le caractérise. Avec Real, il nous livre un film émouvant, philosophique et un poil avant-gardiste.

Une impression de flou troublante.

En tant que spectateur critique, il est très difficile pour moi de commencer cette critique de Real. Pourquoi ? Parce que le film opère un virage assez particulier et ayant un impact considérable sur l’histoire après la première heure. Pendant ces soixante premières minutes, ce qui domine, c’est une sorte d’effet de flou. On ne sait pas grand-chose sur la vie des deux protagonistes si ce n’est qu’Atsumi est une véritable acharnée du travail (une mangaka comme on en décrit souvent) et que Koichi tente de vivre avec elle sans pour autant être une gêne. Lorsqu’elle tente de se suicider sans raison apparente, il va tenter d’entrer dans son esprit grâce au concept du « contact ». Avec cet élément tout simple qui n’est pas sans rappeler Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Kiyoshi Kurosawa fait basculer son film dans le fantastique. Lire la suite « Real – « Contact » avec Kiyoshi Kurosawa »

Avis d'un bédéphile, Raismith

Un pinceau affuté comme un sabre de samouraï

Aujourd’hui, c’est de Vagabond dont nous allons parler. Il s’agit du manga qui a conféré à Takehiko Inoue, son auteur, le statut de dessinateur d’exception.

Musashi, personnage principal de l'histoire
Musashi, personnage principal de l’histoire

D’un point de vue technique, Vagabond est un manga seinen qui parait depuis 1997 dans le magazine Morning de Kodansha. La série est inspirée du roman La Pierre et le Sabre d’Eiji Yoshikawa. On y suit la vie de Miyamoto Musashi, un rônin sauvage à la recherche des meilleurs adversaires pour détenir le titre de plus grand bretteur. Ce magazine possède d’autres bonnes séries, comme Billy Bat dont j’ai déjà parlé il y a un moment maintenant.

C’est le point de vue d’un retardataire dont vous allez avoir le droit, car je n’ai lu la série que jusqu’au tome 18 pour le moment (sur les 35 parus). Mais elle fait d’ores et déjà partie de mes séries fétiches.

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Manga

Ces cartes que je ne posterai jamais…

On est dimanche, c’est le week-end, et j’ai la flemme. Après avoir brillamment soutenu mon stage et avant d’entamer le #CampNano, ce qui me reste encore, c’est de la flemme. Du coup, plutôt que de continuer à sortir des mots pour gonfler le Wordcount et faire du remplissage (ce que je ferais à partir de demain), je me suis dit qu’on pourrait causer du premier truc qui me vient sous la main.

Et ce truc, c’est le Postcard Book de Real édité à l’occasion des dix ans de la série. Sorti le 30 novembre 2010, donc oui, ça date. La preuve : cette année-là, je n’avais pas participé au Nanowrimo.

Les mauvaises langues diront que Meloku en avait fait un article il y a très très longtemps. I don’t care.

Comme l’indique son nom (j’utilise souvent ce genre d’accroche pour débuter mes phrases, je sais), le Postcard Book est un livre qui recueille des cartes postales. Avec, donc, des illustration de Real, le fabuleux manga de Takehiko Inoue.

Sur ce, déclinons en deux listes les avantages et inconvénients, parce que Maerlyn adore les listes (ou les déteste)(en tout cas, il en fait).

Avantages :

– le prix : une dizaine d’euros;
– le format : ça rentre dans ta poche;
– la qualité : carton épais, rendu des couleurs…;
– les illustrations : Takehiko Inoue (oui, c’est un argument).

Inconvénients :

– le format  : livre de poche, donc illustrations pas bien grandes;
– le nombre d’illustrations : seulement 30;
– le japonais : moi pas comprendre.

Comme vous le voyez, certains faits sont dans deux catégories en même temps, comme le chat de mon ami Schrödinger qui reste vivant et mort tant que l’on a pas vérifié son état. Pourquoi ? Parce que le monde n’est pas tout noir, ni tout blanc, mais un nuancier de gris.

Voilà. Si vous avec l’occasion de le trouver, prenez-le sans trop hésiter !