Gare au manga

Mes 10 mangakas préférés

Aujourd’hui, je publie un article un peu spécial car très personnel. Effectivement, comme l’indique le titre, j’aborde ici les mangakas que j’adore le plus. J’ai choisi d’en traiter 10 parce que pourquoi pas, je n’ai pas la motivation de faire un article à rallonge. Et puis les tops 10, c’est bien, tout le monde fait ça. Bon, ce n’est pas vraiment un top puisqu’il n’y a aucun classement, juste une sélection. Pour chacun d’entre eux, je vais indiquer ce que j’aime, quel est le meilleur manga pour débuter et celui que je préfère. C’est parti !

Inio Asano

Véritable coup de cœur tant, œuvre après œuvre, il arrive à m’émouvoir. Il dresse sans concession le portrait d’une partie de la jeunesse en abordant des thèmes délicats avec une justesse terrifiante. Le passage à l’âge adulte, la crainte de la banalité du quotidien, la sexualité, l’oppression de la société, etc…, bref autant de thèmes qu’il aborde sans se contenter de les décrire. Il préfère taper là où ça fait mal, quitte à donner un véritable coup de poing à ses lecteurs. Il se démarque aussi des autres auteurs par son style inimitable faisant contraster ses personnages avec des décors photoréalistes. On remarque aussi chez lui la récurrence d’une narration toute particulière visant à écrire des textes forts sur des cases noires, sans dessin.

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Conseils lectures

Deux mangas de Taiyô Matsumoto qui mériteraient d’être publiés

Bien que Taiyô Matsumoto soit considéré comme un auteur important de mangas depuis Amer Béton en 1993, toutes ses œuvres ne sont pas publiées en France, notamment ses premières.

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Ainsi, dans cette article, j’aimerai vous parler de deux livres de la bibliographie de Taiyô Matsumoto qui ne sont pas publiés à l’extérieur du Japon et qui mériteraient de l’être : Hana/Mezasu Hikari no Saki ni Aru Mono Moshiku wa Paradise (trad litt. Fleur/Peut-être qu’un Paradis se trouve au-delà de la lumière) et Hana Otoko (trad litt. L’homme-fleur). En dehors du Japon, on a tendance à penser que ses œuvres majeures sont belles et bien publiées puisque des titres comme Amer Béton, Ping Pong ou encore Number 5 sont présents. Or Hana Otoko est considéré comme une de ses productions essentielles au pays du Soleil Levant. Ou encore Hana qui a été publié à un moment charnier dans sa vie et son œuvre. L’œuvre de Taiyô Matsumoto ne déroge pas à celle des autres auteurs : elle est faite d’une ligne directrice. Parfois cette ligne est plus difficile à analyser que d’autres, elle est moins distincte car la bibliographie de l’auteur en question se fait plus éparse. Ce n’est pas le cas de Taiyô Matsumoto : la trame de son travail est rapidement mise en place et ça n’en est pas moins intéressant, loin de là.

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Capsules cro'

Gogo Monster : Good Morning Super Star !

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Gogo, mon précieux
Enorgueilli d’avoir sur les planches, Amer Béton, Ping Pong, Number Five ou Le Samurai Bambou, la route était encore longue. Il subsistait toujours une quête. Dénicher le sacro-saint, le monstre, pour compléter ma bibliographie de Taiyo Matsumoto.

Et finalement (en passant par la case import) je l’ai pris dans mon filet. Gogo Monster est là. Après une lutte âpre et sans ménagement de plus 400 pages, je suis prêt à livrer mon récit de cet épique voyage.

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Conseils lectures, Enwyn

Sunny : l’enfance orpheline selon Taiyō Matsumoto

Un premier article c’est un peu comme un dépucelage dont tu n’es pas fier, et que tu te gardes bien de raconter mais qui a été filmé puis balancé sur la toile. Voilà, je vois un peu le délire comme ça, c’est pas très encourageant, hein ? Mais selon l’adage « quand faut y aller, faut y aller », alors on y va et puis on évaluera les dommages plus tard.

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Alors, si vous avez toujours pas compris quel manga je vais évoquer c’est que vous êtes allés trop vite en besogne (si oui, je renvoie les petits filous au titre de l’article). C’est bel et bien de Sunny du grand, du majestueux, Taiyō Matsumoto dont nous allons parler. Petit point sur l’auteur si vous ne le connaissez pas : c’est principalement l’auteur d’Amer Béton qui l’a fait reconnaître dans le monde entier, il est connu pour avoir un style graphique particulier, il mêle notamment la BD franco-belge aux codes du manga. Actuellement, le manga vient de se terminer (en juillet) en six tomes au Japon et le troisième tome est sorti début juillet dans nos contrées chez Kana. C’est bien tout ça mais… ce manga alors ? Ne vous inquiétez pas il arrive.

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Gare au manga

La république du catch : le manga de Nicolas de Crécy

Alors que Nicolas de Crécy semblait s’être retiré du monde de la bande-dessinée, il nous a fait la surprise de publier un manga chez Shueisha. C’est dans le magazine Ultra Jump de l’éditeur japonais qu’il a publié 25 pages par mois d’août 2014 à mars 2015. Il a réalisé son travail depuis Paris, sans assistant évidemment. Le volume relié a fait l’objet d’une publication simultanée entre la France (15 avril 2015) et le Japon (17 avril 2015).

Si le fait que Nicolas de Crécy revienne à la bande-dessinée peut surprendre, qu’il le fasse au Japon n’a rien d’anormal. En effet, l’auteur est un habitué du pays. En 2002 déjà il a participé à Fever, un projet franco-japonais ayant pour thème la coupe de monde de football. En 2005, il livre sa vision du Japon dans un autre projet franco-japonais bien-nommé Japon. En 2006, il présente à Angoulême Le manchot mélomane. Le storyboard montré au public est alors censé s’animer et intégrer le film à sketchs Genius Party. Ce dernier projet, malheureusement abandonné, renaît aujourd’hui sous la forme d’un manga ayant pour titre de La république du catch.

la république du catch critique
Le manga est disponible chez Casterman au prix de 20€.

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Gare au manga, Meloku

Top 3 des meilleurs mangas de 2014

Sans conteste, ou presque, Opus de Satoshi Kon a été mon manga préféré de 2013. Aujourd’hui, dans cet article, je me propose d’élire le meilleur manga de l’année, agrémenté d’un petit podium. Parce que j’aime bien les petits podiums. Ce classement est bien entendu purement subjectif et vient compléter mon bilan de l’année.

C’est donc parti pour le top 3 des meilleurs mangas de l’année 2014 (rien que ça) selon moi-même.

Meloku constituant son classement.
Meloku éprouvant deux ou trois difficultés pour constituer son classement.

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Gare au manga, Meloku

Angoulême 2015, le manga et moi

Bienvenue en 2012. C’est du moins l’impression que j’ai eu en découvrant les différentes sélections de mangas pour le festival d’Angoulême. Plus sérieusement, deux auteurs (que j’adore par ailleurs) sont sélectionnés dans les mêmes catégories qu’en 2012, mais avec des mangas différents, forcément. Il s’agit de deux habitués du festival : Taiyo Matsumoto et Atsushi Kaneko. Mais je vais y revenir, puisque cet article va décortiquer, entre autres, les mangas présents dans les différentes sélections.

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Cette année,  mon billet ne va pas s’éterniser puisque les mangas sont au nombre de 7 sur pas moins de 62 bandes-dessinées représentées. Et oui, quand on vous dit que c’est un sous-genre… Bref, parmi ce club des 7, un seul manga a une chance de remporter le prix de sa catégorie. Mais, attention spoilers, il ne gagnera pas. Ne soyez pas impatients de découvrir lequel est-ce, j’en parlerai en temps et en heure (c’est à dire quelques lignes plus loin dans cet article). Commençons donc le tour d’horizon des sélectionnés.

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