Gare au manga

Tokyo Babylon : Les sciences occultes au service des problèmes de la société

À l’été 1990, les femmes du studio CLAMP signent un nouveau coup d’éclat dans le monde du manga en débutant dans le magazine Wings l’une de leurs séries fondatrices : Tokyo Babylon. Le manga s’est poursuivi principalement dans la revue saisonnière South avant de s’achever à l’hiver 1993 avec une fin délibérément ouverte puisque l’intrigue se poursuit dans un autre titre du studio, X. Cependant Tokyo Babylon est un manga qui se suffit à lui-même. Sous fond d’exorcisme, de fantastique et de maîtrise du Yin et du Yang, les autrices se sont servies de leur média pour prendre la parole et pointer du doigt des problèmes de société.

Tokyo Babylon met en scène Subaru Sumeragi, un jeune exorciste de 16 ans, chef de sa lignée, qui se sert de sa maîtrise du Yin et du Yang pour venir en aide à des gens. Il s’agit pour lui d’un travail qu’il est contraint d’exécuter, quand bien même il préférerait devenir vétérinaire ou s’occuper des animaux dans un zoo. Il est souvent collé par Hokuto, son extravertie sœur jumelle qui prend soin de lui, et Seishiro Sakurazuka, un homme de 25 ans qui prétend l’aimer. Ces trois personnages vont cohabiter dans la série pendant une année afin de vivre des aventures ésotériques au cœur de Tokyo, un temps partagé sur 7 volumes de l’édition originelle, qui est l’occasion pour CLAMP de passer des messages forts sur notre monde. Dépassant le cadre de la trame principale du manga, nous allons nous intéresser aux sujets sociétaux que le studio aborde au sein de Tokyo Babylon ainsi qu’à la manière dont ils sont transmis.

Tokyo Babylon - Bannière

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Capsules cro'

La Cantine de Minuit, intimités de comptoir.

Novembre 2016, obnubilé par l’atterrissage tout en douceur de Chiisakobé, je n’ai qu’une obsession en tête, Minetaro Mochizuki. Le doux rêve d’une autre sortie estampillée du Maître tend à se concrétiser. Février 2017. Le concret tape à la porte et il a un nom Tokyo Kaido. Concret n’étant pas seul, c’est accompagné de La Cantine de Minuit qu’il s’apprêtait à venir stationner en librairie. Je ne compris l’erreur de mon oubli que le mois suivant, lorsque je pus mettre la main sur ce pavé particulièrement goûteux. Une trentaine de repas plus tard la digestion était excellente. Au point d’attendre la prochaine fournée avec la fébrilité d’un estomac creusé. Entre deux gueuletons c’est l’occasion idéale pour digérer et partager avec vous mon enthousiasme. Un titre qui figurera à n’en pas douter parmi mes lectures favorites entamées cette année, bien que cette dernière soit assez intense en parutions. J’ai pu également grâce à l’allié contre l’ennui qu’on ne présente plus, Netflix, enrichir l’expérience du Midnight Dineradaptation en série du manga. Le service complet.

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Beau et bon à la fois.

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