Gare au manga

Tokyo Babylon : Les sciences occultes au service des problèmes de la société

À l’été 1990, les femmes du studio CLAMP signent un nouveau coup d’éclat dans le monde du manga en débutant dans le magazine Wings l’une de leurs séries fondatrices : Tokyo Babylon. Le manga s’est poursuivi principalement dans la revue saisonnière South avant de s’achever à l’hiver 1993 avec une fin délibérément ouverte puisque l’intrigue se poursuit dans un autre titre du studio, X. Cependant Tokyo Babylon est un manga qui se suffit à lui-même. Sous fond d’exorcisme, de fantastique et de maîtrise du Yin et du Yang, les autrices se sont servies de leur média pour prendre la parole et pointer du doigt des problèmes de société.

Tokyo Babylon met en scène Subaru Sumeragi, un jeune exorciste de 16 ans, chef de sa lignée, qui se sert de sa maîtrise du Yin et du Yang pour venir en aide à des gens. Il s’agit pour lui d’un travail qu’il est contraint d’exécuter, quand bien même il préférerait devenir vétérinaire ou s’occuper des animaux dans un zoo. Il est souvent collé par Hokuto, son extravertie sœur jumelle qui prend soin de lui, et Seishiro Sakurazuka, un homme de 25 ans qui prétend l’aimer. Ces trois personnages vont cohabiter dans la série pendant une année afin de vivre des aventures ésotériques au cœur de Tokyo, un temps partagé sur 7 volumes de l’édition originelle, qui est l’occasion pour CLAMP de passer des messages forts sur notre monde. Dépassant le cadre de la trame principale du manga, nous allons nous intéresser aux sujets sociétaux que le studio aborde au sein de Tokyo Babylon ainsi qu’à la manière dont ils sont transmis.

Tokyo Babylon - Bannière

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Quod reliquum est

Les #4FavMangas de Nostroblog – Le retour !

Après un premier jet en 2015, le hashtag #4favmangas revient avec une présentation claire et concise de 4 titres favoris choisis par chacun des nouveaux membres du Nostroblog.

I. Andrea

Blame!

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Gare au manga

Nostro Awards 2016 : les meilleurs mangas d’Action

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Pour contraster avec le quotidien et ses tranches de vie qui peuvent paraître monotones au yeux de certains, il nous faut de l’aventure, du rythme, des bagarres ! Ce joli programme, on le retrouve dans notre sélection des meilleurs mangas d’action débutés en 2016. Entre délires esthétique, déconstruction du genre et histoires japonaises, les séries choisies aujourd’hui proposent différentes façons de percevoir le divertissement.

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Neer

Le réalisme graphique dans les mangas

Qu’est-ce que le réalisme ? Se dit réaliste généralement ce qui est proche de la réalité. La signification varie selon le contexte dans lequel ce terme est employé ; il existe le courant pictural réaliste comme il existe le courant littéraire réaliste. Mais ici, il s’agira de se rapporter au graphisme qui se veut être une représentation fidèle du réel.

Ainsi, inutile de faire un listing des œuvres possédant un style graphique réaliste, ce ne serait pas intéressant. Et bien que, par exemple, le style graphique de Tetsuo Hara ou de Boichi puissent être qualifiés de réalistes, je ne les considère pas réalistes au sens propre dans la mesure où il y a énormément d’exagérations (muscles extrêmement saillants, déformations etc.). Ces mangakas usent également d’une abondance de codes visuels, sans parler de l’idéalisation des corps qu’ils soient féminins ou masculins. Non, ce qui nous intéresse est un réalisme qui permette au manga de s’émanciper de ces exagérations graphiques et de ces stéréotypes.

Dès lors, en quoi le réalisme peut-il permettre à un manga de s’affranchir de ses codes ?

Il s’agira donc dans cet article de comparer trois mangakas qui tentent bien différemment d’innover en usant du réalisme.

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Avis d'un bédéphile

Saveurs graphiques d’Asie 2 : Hirohiko Araki

Après vous avoir présenté l’illustrateur Felix Ip précédemment, allons faire un petit tour du côté du Japon. Coucou Hirohiko.

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Hirohiko Araki est un mangaka japonais. Lecteurs assidus de Nostroblog, je pense que vous connaissez à peu près tous le monsieur et sa saga emblématique qu’est JoJo’s Bizarre Adventure, plus de cent volumes sortis, tous ça… Donc cette fois, nous allons nous attarder sur l’aspect graphique de son travail.

J’ai eu l’idée de l’inclure dans cette rubrique non pas car c’est un jeune dessinateur qui demande à être connu Lire la suite « Saveurs graphiques d’Asie 2 : Hirohiko Araki »

Neer

Takeshi Obata, du lyrisme poétique au sublime réaliste

Takeshi Obata est un dessinateur de mangas que vous devez sûrement connaître puisque très célèbre dans la sphère du manga. Il est principalement connu pour avoir entre autres dessiné Death Note, Bakuman et Hikaru no Go. Le succès de ces trois œuvres majeures a touché une majorité des consommateurs de mangas (et d’animes mais ça n’est pas le sujet) à travers le monde. Pourquoi ? Parce que ses œuvres permettent une identification et une immersion immédiates du lecteur. Toutefois dans cet article, nous nous intéresserons exclusivement au dessin.

Avant tout, Obata est (et se considère) professionnel. Avec tout ce que cela implique ; c’est-à-dire maîtrise de l’anatomie, des perspectives, de l’art du découpage, bref de tous les codes du dessin académique et du manga. Mais ce qui nous intéresse se situe d’un point de vue stylistique. En effet, on observe une différence cruciale en comparant le trait d’Obata dans Death Note et son trait dans Bakuman. Pourquoi ? Comment ? Dans quel but ? Y a-t-il une différence entre chacune de ses œuvres ? En quoi l’approche stylistique d’Obata se fragmente-t-elle au sein de son œuvre ?

takeshi obata art style

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Images dérisoires, Ours256

Food Wars met Yves Camdeborde et les cuisiniers de Masterchef à la rue !

food-wars-1-tonkamArrivé il y a quelques mois en France via les Editions Tonkam, Food Wars – ou Shokugeki no Sôma pour ceux qui préfèrent le titre japonais – a eu le droit à une adaptation animée remarquée qui vient de commencer sur ADN. Cependant, avec un fanservice utilisé à outrance dans ses premiers chapitres (ou premiers épisodes selon le médium que vous suivez), le titre ne laissait pas une très bonne première impression. Alors, fanservice d’accroche ou cache-misère ? C’est ce qu’on va tenter de découvrir aujourd’hui.

Food Wars raconte l’histoire de Sôma, un jeune garçon qui travaille depuis toujours avec son père dans leur restaurant familial Yukihira. Alors qu’il passe son temps à affronter son père pour le forcer à reconnaitre son talent, le jeune garçon ne se rend pas compte qu’il ne lui manque qu’une seule chose pour y arriver : de l’expérience. Son paternel partant pour cuisiner pour des hôtels de luxe autour du monde, Sôma se retrouve inscrit presque malgré lui dans une école pas comme les autres : l’Académie Totsuki. Sa spécificité ? Les élèves s’affrontent dans des combats culinaires qui mettent en jeu tout et n’importe quoi ! Sôma va se rendre compte qu’il n’est pas le seul à être doué en cuisine et ainsi comprendre pourquoi son père l’a envoyé là…

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Les interviews de Meloku

Junji Ito : entretien avec un maître de l’horreur

Junji Ito, connu pour des séries comme Tomié, Spirale ou Gyo et accessoirement pour être le maître du manga d’horreur ou encore pour avoir travaillé sur le projet Silent Hill avec Hideo Kojima et Guillermo del Toro, était invité au 42ième festival d’Angoulême. L’occasion pour moi de rencontrer cet artiste que j’admire particulièrement, et de décrocher un entretien afin de parler de son travail.

Cet article est donc consacré à mon interview de Junji Ito, en espérant que le résultat vous intéresse.

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Junji Ito en compagnie de son traducteur.

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Avis d'un bédéphile, Raismith

Cours vers la victoire avec ta balle d’acier, Jérôme !!

À l’instar du professeur Maerlyn et en ces temps difficiles de rentrée où le temps se fait rare, je donne une seconde vie à un de mes articles de mon précédent blog. À l’époque, seul un tome était sorti. Maintenant, il y en a cinq, et mon avis n’a pas changé. Bonne lecture, n’avalez pas trop de poussière !

En janvier, les éditions Tonkam ont publié les premiers tomes des arcs n°3 et n°7 de la grande saga de bande dessinée nippone Jojo’s Bizarre Adventure, nommés respectivement Stardust Crusaders et Steel Ball Run. Dans ce billet, je vais vous parler de mes premières impressions sur Steel Ball Run, arc inédit chez nous, avec pour héros Gyro Jayro Zeppeli et Johnny Joestar.

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C’est dur de se planter sur l’adaptation d’une couverture où il n’y a quasiment rien à changer. Ils ont failli si vous regarder en bas à gauche. Heureusement, ce n’est qu’un pré-visuel…

Non.

Non, malgré le titre non sans ironie qui traduit mon avis sur l’adaptation et la communication de l’éditeur, je ne vais pas une nouvelle fois Lire la suite « Cours vers la victoire avec ta balle d’acier, Jérôme !! »