Gare au manga

Le guide des meilleurs mangas de 2017

En ce qui concerne les nouveautés manga, 2017 fut une année riche en titres de qualité dans des domaines très différents. Afin de représenter au mieux la diversité des bandes dessinées japonaises, j’ai concocté un guide des œuvres les plus marquantes de l’année selon dix catégories. Chacune d’entre elles se présente sous la forme d’une sélection de trois mangas et d’un coup de cœur. Vous trouverez sur les couvertures des légendes indiquant l’éditeur de la série, le nombres de tomes parus en 2017, une note signifiant si le manga est en cours ou terminé en France et son prix. Les critères de nomination sont très simples puisqu’ils se reposent sur les titres que j’ai achetés au cours de l’année ainsi que mes goûts personnels. Sur ce, c’est parti pour les découvertes, et n’hésitez surtout pas à dévoiler quels ont été vos chouchous de cette année !

le guides des meilleurs mangas de 2017 - manga suki

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Capsules cro'

La Cantine de Minuit, intimités de comptoir.

Novembre 2016, obnubilé par l’atterrissage tout en douceur de Chiisakobé, je n’ai qu’une obsession en tête, Minetaro Mochizuki. Le doux rêve d’une autre sortie estampillée du Maître tend à se concrétiser. Février 2017. Le concret tape à la porte et il a un nom Tokyo Kaido. Concret n’étant pas seul, c’est accompagné de La Cantine de Minuit qu’il s’apprêtait à venir stationner en librairie. Je ne compris l’erreur de mon oubli que le mois suivant, lorsque je pus mettre la main sur ce pavé particulièrement goûteux. Une trentaine de repas plus tard la digestion était excellente. Au point d’attendre la prochaine fournée avec la fébrilité d’un estomac creusé. Entre deux gueuletons c’est l’occasion idéale pour digérer et partager avec vous mon enthousiasme. Un titre qui figurera à n’en pas douter parmi mes lectures favorites entamées cette année, bien que cette dernière soit assez intense en parutions. J’ai pu également grâce à l’allié contre l’ennui qu’on ne présente plus, Netflix, enrichir l’expérience du Midnight Dineradaptation en série du manga. Le service complet.

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Beau et bon à la fois.

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Tokyo Kaido : un monde qui ne vous comprend pas

Publié entre 2008 et 2010 dans le magazine japonais Morning, Tokyo Kaido sort en France chez Le Lézard Noir d’après une traduction de Miyako Slocombe. L’auteur à l’origine de ce manga en trois volumes est bien connu dans nos contrées, puisqu’il s’agit de Minetaro Mochizuki que nous avons déjà eu l’honneur d’interviewer et que nous admirons de Dragon Head à Chiisakobé.

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Tokyo Kaido marque un tournant important dans la carrière de l’artiste. Lassé des œuvres commerciales et des contraintes éditoriales, il se tourne vers des récits plus intimistes. Pour marquer cette nouvelle orientation, il change la graphie (mais pas la prononciation) de son nom à partir de cette série, 望月峯太郎 devient alors 望月ミネタロウ. Aujourd’hui nous allons donc nous intéresser à bien plus qu’un manga : à la renaissance de l’un des plus talentueux auteurs de bandes dessinées.

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Nostro Awards 2016 : les meilleurs mangas sur le Quotidien

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Retour à notre monde à présent. Après avoir exploré l’imaginaire avec la sélection précédente, les Nostro Awards continuent et récompensent des œuvres présentant des tranches de vie se déroulant dans notre réalité. Ainsi elles abordent des sujets actuels de société ou même l’histoire de France. Elles nous racontent des histoires avec un ton doux ou amère. Elles sont proches de nous, et donc nous touchent avec d’autant plus d’aisance. Rions, pleurons, réfléchissons avec les meilleurs mangas de 2016 sur le quotidien.

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L’art d’Akino Kondoh résumé en 4 thèmes

Née en 1980 dans la préfecture Chiba, Akino Kondoh est une mangaka pour le moins atypique. Diplômée des beaux-arts en 2003, elle débute le manga quelques années auparavant, en 1998. Pour autant, elle n’est pas connue seulement pour ses bandes dessinées, c’est une artiste touche-à-tout qui s’est illustrée dans des domaines tels que l’animation, la peinture ou encore la sculpture.  Elle a été récompensée par de nombreux prix et a multiplié les expositions (personnelles ou collectives) à travers le monde. Parmi elles, on en retiendra deux proches de chez nous : Hint à Bruxelles en 2007 et VIDEOFORMES 2008 à Clermont-Ferrand en 2008. En 2012, elle a été invitée à Lyon dans le cadre du festival Japan Touch. Elle vit et travaille à New-York depuis 2008.

En France, trois mangas d’Akino Kondoh sont publiés par Le lézard noir. Le premier, Eiko, est sorti en novembre 2006. Il est composé de sept nouvelles datant de 1998 à 2002. Les insectes en moi, le second, est disponible depuis octobre 2009. Il compte quant à lui neuf histoires toutes publiées entre 2000 et 2004. Pour finir, Chroniques new-yorkaises a été mis en vente en août 2016, après une prépublication dans le journal Libération. Il compte 70 chapitres diffusés de 2012 à 2015 sur internet, ainsi qu’une histoire inédite en deux parties, servant de prologue et d’épilogue. Toujours chez Le lézard noir, en 2011 sort la première anthologie du magazine Ax. On y trouve une illustration d’Akino Kondoh en guise de couverture. Deux nouvelles de l’auteure sont également présentes dans le recueil, mais celles-ci ne sont pas inédites puisqu’elles étaient déjà disponibles dans Les insectes en moi.

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Maintenant que vous savez tout d’Akino Kondoh, passons au cœur même de l’article et posons-nous la question suivante : quels sont les éléments qui définissent le travail de l’artiste ? Pour y répondre, j’ai relevé quatre thèmes qui apparaissent de manière récurrente dans ses œuvres.

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Dead Dead Demon’s Dededededestruction : un manga modededederne

C’est en 2014, dans les pages du magazine Big Comic Spirits de Shogakukan, que débute Dead Dead Demon’s Dededede Destruction (aussi appelée DDDD), la nouvelle série d’Inio Asano. Après avoir exploré de fond en comble les tranches de vie réalistes (et parfois surréalistes) avec Bonne nuit Punpun, l’auteur a ressenti un besoin de se renouveler, de proposer autre chose. C’est ainsi qu’est né son premier manga de science-fiction dans lequel on suit le quotidien de Kadode, Ôran et leur bande de copines dans un Japon se relevant d’une attaque extraterrestre.

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Néanmoins DDDD ne peut en aucun cas constituer une remise à zéro dans la bibliographie du dessinateur. Du fait même de son opposition stylistique par rapport à Bonne nuit Punpun, on est en mesure d’affirmer qu’il s’agit d’une suite logique dans sa carrière. On dit d’Inio Asano qu’il est un témoin de son époque, qu’il dresse le portrait d’une frange de la jeunesse et qu’il la remet en cause à travers des récits qui touchent là où ça fait mal. Alors qu’en est-il de DDDD ? Posons la question autrement : en quoi est-il un manga de son temps ?

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Petite Forêt, la vie au vert (et au blanc)

Il est parfois avisé d’aller à l’encontre de ses actes d’achats habituels (et des disponibilités en boutique). On peut tomber sur de belles petites surprises en brisant la glace de la routine. De nouveaux panoramas quasiment vierges de toute civilisation peuvent se découvrir sous nos pieds. Il en est question de virginité littéraire d’ailleurs, lorsque j’évoque les œuvres de Daisuke Igarashi.

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L’appétit vient aussi en lisant

Parce que 2016 est pour moi l’année de toutes les nouveautés et de toutes les folies, je me suis dit qu’il ne serait pas désagréable de lui accorder quelques centimètres carrés dans ma bibliothèque. Surtout avec l’aura positive qui se dégage de cet auteur un peu partout sur la toile et dans la presse papier. Aléas du panier : à vos marques ! Objectif numéro un, trouver Sorcières son hit. Finalement c’est Petite Forêt, et ses deux tomes feuillus, qui gisent dans le panier bling bling et qui arrivent en grande pompe dans mon sanctuaire. Peu importe la couleur du pot tant que c’est la même marque hein.

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