Gare au manga

Tokyo Babylon : Les sciences occultes au service des problèmes de la société

À l’été 1990, les femmes du studio CLAMP signent un nouveau coup d’éclat dans le monde du manga en débutant dans le magazine Wings l’une de leurs séries fondatrices : Tokyo Babylon. Le manga s’est poursuivi principalement dans la revue saisonnière South avant de s’achever à l’hiver 1993 avec une fin délibérément ouverte puisque l’intrigue se poursuit dans un autre titre du studio, X. Cependant Tokyo Babylon est un manga qui se suffit à lui-même. Sous fond d’exorcisme, de fantastique et de maîtrise du Yin et du Yang, les autrices se sont servies de leur média pour prendre la parole et pointer du doigt des problèmes de société.

Tokyo Babylon met en scène Subaru Sumeragi, un jeune exorciste de 16 ans, chef de sa lignée, qui se sert de sa maîtrise du Yin et du Yang pour venir en aide à des gens. Il s’agit pour lui d’un travail qu’il est contraint d’exécuter, quand bien même il préférerait devenir vétérinaire ou s’occuper des animaux dans un zoo. Il est souvent collé par Hokuto, son extravertie sœur jumelle qui prend soin de lui, et Seishiro Sakurazuka, un homme de 25 ans qui prétend l’aimer. Ces trois personnages vont cohabiter dans la série pendant une année afin de vivre des aventures ésotériques au cœur de Tokyo, un temps partagé sur 7 volumes de l’édition originelle, qui est l’occasion pour CLAMP de passer des messages forts sur notre monde. Dépassant le cadre de la trame principale du manga, nous allons nous intéresser aux sujets sociétaux que le studio aborde au sein de Tokyo Babylon ainsi qu’à la manière dont ils sont transmis.

Tokyo Babylon - Bannière

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Gare au manga

Area 51 : Bibine, poulette & bastos

Tu vois cette jolie donzelle accoudée au fond du bar là-bas ? C’est Tokuko Magoi, aussi appelée McCoy dans le milieu. Elle est comme qui dirait détective privée. Ne t’avise pas de faire ami-ami avec cette poulette car partout où elle passe, il y a du grabuge. C’est qu’elle ne fait pas dans la dentelle, à chaque mission c’est toute une partie d’Area 51, notre charmant petit ghetto, qui se retrouve en ruine… Bref, si malgré le fait qu’elle soit une humaine elle crèche ici, dans cette foutue ville où sont parquées toutes les bestioles mythologiques et autres joyeusetés qui fascinent les petits bourges quand bien même ils n’ont pas envie de les zyeuter dans leur train-train quotidien, c’est qu’elle a une raison. Derrière sa belle gueule se cache une histoire. Mais n’allons pas trop vite en besogne mon gars, avant tout je vais te conter l’histoire de la naissance d’Area 51.

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Sick Sad World

Cet été, je remplace votre facteur…

… et donc, à ce sujet, j’aurai beaucoup à (re)dire. Mais on va mettre un semblant d’organisation pour ne pas que ça parte dans tous les sens. Ce serait fâcheux.

[Note : pour préserver l’anonymat de mes clients, leurs noms seront des noms de fruits et les rues, si besoin, auront des noms de légumes. Bon appétit.]

La politesse :

Ce premier point nous fera réviser les règles de base. C’est violent, je sais, mais quand un facteur aimable et avec un sourire aussi magnifique et ensoleillé que le mien vous salue, la moindre des choses est d’y répondre plutôt que de le regarder comme s’il débarquait de Yuggoth.

La politesse (allégorie). Lire la suite « Cet été, je remplace votre facteur… »