Gare au manga

L'imagerie de la lune dans le manga

Lumière dans l’obscurité, révélatrice de l’âme humaine, la lune fascine. Moi, évidemment, mais aussi de nombreux mangakas.

Qu’elle soit pleine, sous forme de croissant, ou… étrange, comme dans Soul Eater, la lune fait partie intégrante de la bande-dessinée japonaise.

lune soul eater

Alors, que fait-on de la lune dans un manga ?

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Gare au manga

En quoi Deathco est-il un manga d’Atsushi Kaneko ?

Deathco est un manga qui me tient particulièrement à cœur puisque j’ai entrepris la lecture dès le début de la série, en traduisant tant bien que mal du japonais. Aujourd’hui le manga d’Atsushi Kaneko sort chez Casterman, et c’est Aurélien Estager qui s’occupe de la traduction (ce qui a pour conséquence de rendre ma lecture plus agréable). Dans cet article, plutôt qu’une critique qui vous aurait dit à quel point j’affectionne cette série, j’ai choisi de vous proposer un angle de vue un peu plus original.

atsushi kaneko deathco critique

Affirmer qu’il existe un style Kaneko sonne comme une évidence, il faudrait être aveugle pour ne pas s’en rendre compte. C’est donc avec une volonté d’approfondir cette sensation que j’ai relu les précédentes séries de l’auteur, à savoir Bambi, Soil et Wet Moon. Certaines récurrences (et pas forcément stylistiques) m’ont frappé de part leur évolution, qu’elles soient significatives ou non. De ce fait, je me suis posé une question : en quoi Deathco est-il un manga d’Atsushi Kaneko ?

(Et comme je suis gentil, je vais essayer d’y répondre.)

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L'ours qui se prenait pour un journaliste..., Ours256

Interview d’Atsushi Kaneko, l’homme qui se fait un film… noir

Le moins que l’on puisse dire est qu’Atsushi Kaneko nous a habitué à ses visites en France, et notamment au festival d’Angoulême. S’il était présent à la dernière édition de la fête de la bande-dessinée internationale, c’est à Paris, dans les locaux de Casterman que nous l’avons rencontré.

Découvert avec Bambi, connu par Soil, reconnu grâce à Wet Moon, voici l’interview d’un mangaka décidément pas comme les autres.

atsushi kaneko interview


Bonjour, pour commencer et pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous avez choisi de devenir mangaka ?

C’est une question que je me pose aujourd’hui et qui provoque toujours des sensations un peu bizarres chez moi. Avant la fin de mes études à l’université, j’ai eu besoin de survenir à mes besoins et donc j’ai réfléchi à ce que je pouvais faire et l’idée de devenir mangaka m‘est venue. Pourtant, le monde du cinéma m’a toujours intéressé et à un moment de mes études, je me suis dit que j’allais m’orienter vers le monde du cinéma et j’ai même réalisé un film tout seul dans mon coin.

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Gare au manga, Meloku

Atsushi Kaneko : Fly me to the wet moon

Un étrange manga se dissimule dans nos librairies préférées. Conclu en trois volumes, il se distingue dans les rayons grâce à ses couvertures alliant une influence punk et une iconographie cinématographique. Un homme au visage scarifié rappelant Memento. Une lune, un obus dans l’œil, faisant directement écho à Georges Méliès. Vous l’aurez sans doute compris, ce manga atypique est Wet Moon d’Atsushi Kaneko.

Mais avant tout, résumons son histoire. Nous sommes dans les années 60, période durant laquelle les USA et l’URSS se disputent la lune. D’apparence éloignée de cette conquête lunaire, la série prend place quelque part au Japon, dans une station balnéaire fictive du nom de Tatsumi. Sata, un jeune inspecteur zélé et culotté poursuit sans relâche une femme. Cette dernière aurait découpé son amant… Mais alors qu’il lui court après, il s’évanouit. A son réveil, il découvre qu’une mystérieuse plaque métallique est insérée dans son crâne. Celle-ci semble lui provoquer des pertes de mémoire, des troubles de conscience et des hallucinations. Rien que ça.

Wet Moon, sous forme d'affiche de cinéma, à l'honneur dans le magazine Comic Beam.
Wet Moon, sous forme d’affiche de cinéma, à l’honneur dans le magazine Comic Beam.

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Gare au manga, Meloku

Top 3 des meilleurs mangas de 2014

Sans conteste, ou presque, Opus de Satoshi Kon a été mon manga préféré de 2013. Aujourd’hui, dans cet article, je me propose d’élire le meilleur manga de l’année, agrémenté d’un petit podium. Parce que j’aime bien les petits podiums. Ce classement est bien entendu purement subjectif et vient compléter mon bilan de l’année.

C’est donc parti pour le top 3 des meilleurs mangas de l’année 2014 (rien que ça) selon moi-même.

Meloku constituant son classement.
Meloku éprouvant deux ou trois difficultés pour constituer son classement.

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Gare au manga, Meloku

Angoulême 2015, le manga et moi

Bienvenue en 2012. C’est du moins l’impression que j’ai eu en découvrant les différentes sélections de mangas pour le festival d’Angoulême. Plus sérieusement, deux auteurs (que j’adore par ailleurs) sont sélectionnés dans les mêmes catégories qu’en 2012, mais avec des mangas différents, forcément. Il s’agit de deux habitués du festival : Taiyo Matsumoto et Atsushi Kaneko. Mais je vais y revenir, puisque cet article va décortiquer, entre autres, les mangas présents dans les différentes sélections.

angoulême 2015 watterson

Cette année,  mon billet ne va pas s’éterniser puisque les mangas sont au nombre de 7 sur pas moins de 62 bandes-dessinées représentées. Et oui, quand on vous dit que c’est un sous-genre… Bref, parmi ce club des 7, un seul manga a une chance de remporter le prix de sa catégorie. Mais, attention spoilers, il ne gagnera pas. Ne soyez pas impatients de découvrir lequel est-ce, j’en parlerai en temps et en heure (c’est à dire quelques lignes plus loin dans cet article). Commençons donc le tour d’horizon des sélectionnés.

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Gare au manga

La nouvelle garde du manga alternatif

Dans cet article je vais présenter trois mangakas qu’on a découvert au cours des années 2000 et qui ont atteint la reconnaissance du public lors des dernières années. Si leurs univers sont radicalement opposés, ils ont en commun d’aller à contresens des principaux courants qui régissent la bande-dessinées japonaise d’aujourd’hui. Ils figurent parmi les auteurs les plus inventifs, repoussent sans cesse les codes et limites du manga et s’affranchissent des tabous et du politiquement correct, voici la nouvelle garde du manga alternatif :


Inio Asano

inio asano photo

Influencé par Yoshiharu Tsuge, Inio Asano est décrit comme la voix d’une génération. En effet, l’univers de ses mangas tourne autour de tranches de vie mettant généralement en scène des jeunes gens sortis de l’adolescence mais pas encore tout à fait adultes. Ajoutés au photo-réalisme des décors, le passage à l’âge adulte, le mal-être de la jeunesse, le sentiment de ne pas trouver sa place dans la société, la découverte de la sexualité et les nombreuses autres thématiques abordées par Inio Asano ont pour conséquence qu’une partie du lectorat se reconnaît dans ses personnages. De plus ses mangas sont facilement reconnaissables grâce à leur mise en scène avec des textes forts sur des cases noires. Lire la suite « La nouvelle garde du manga alternatif »