La gazette du manga #1

Avec cette rubrique, je vous propose de revenir sur l’actualité japonaise et française (et pourquoi pas mondiale ?) du manga à travers ce qui m’intéresse. Je vais donc mettre en avant et commenter des faits qui m’ont marqué. Ainsi j’espère intéresser les personnes n’ayant ni le temps ni l’envie de suivre quotidiennement les actualités autour du manga. Et celles qui les suivent également.

dorohedoro la gazette du manga

Du côté du Japon :

Yoshihiro Tatsumi est mort.

Je sais bien que je débute par une nouvelle peu joyeuse, mais j’étais bien obligé d’en parler. Le 7 mars dernier, à l’âge de 79 ans, Yoshihiro Tatsumi nous a quitté. L’héritage qu’il laisse au monde du manga est énorme. On lui doit l’invention du gekiga, sorte de roman graphique japonais, plus de 20 ans avant Un pacte avec Dieu de Will Eisner. Par antagonisme au story manga à son origine, le gekiga l’a influencé jusqu’à s’y mêler.

Bref, Tatsumi a révolutionné la bande-dessinée japonaise. Et si l’homme s’est éteint le 7 mars dernier, l’artiste, lui, perdure.

yoshihiro tatsumi mort

Les œuvres de Tatsumi sont peu visibles en librairies et plutôt chères, il est donc fort possible que vous soyez passés à côté. Du coup, je vous recommande très fortement de vous procurer L’Enfer, un recueil d’histoires courtes réunissant ce que l’auteur faisait de mieux. Je vous invite également à lire Une vie dans les marges. Il s’agit d’un diptyque autobiographique dans lequel on assiste à la naissance d’un genre. Une lecture indispensable pour tous les amoureux du neuvième art.

Lancement de Hibana.

On le sait depuis plusieurs mois, Ikki, le magazine du manga alternatif de Shogakukan, s’est arrêté. Le 6 mars dernier, l’éditeur a lancé son remplaçant : Hibana. Le mensuel propose un contenu beaucoup plus grand public que son illustre prédécesseur, notamment par le biais d’une série tirée de la licence à succès Yokai Watch. Ce n’est d’ailleurs pas anodin que le tirage de base du premier numéro soit de 50000 exemplaires, alors qu’Ikki tirait à peine 10000 exemplaires par numéro depuis 2013.

hibana cover

Néanmoins il reprend quatre séries d’Ikki, dont ma préférée : Dorohedoro. Les qualités de certains mangas s’étant envolées en changeant de magazine, j’espère qu’il n’en sera pas de même pour celui de Q-Hayashida.

On retiendra également que The heroes, un one-shot d’Inio Asano, était disponible avec le premier numéro de Hibana.

Sing Yesterday for me ne retentira plus.

Publié depuis 1997, le manga phare de Kei Toume se terminera en juin prochain dans Grand Jump. Assurément l’un de mes mangas fétiches, Sing Yesterday for me devrait compter en tout et pour tout onze tomes. En France, le manga est publié chez Delcourt.

sing yesterday for me fin

Cette nouvelle m’attriste autant qu’elle me surprend. Je ne pensais pas quitter de sitôt ces personnages avec lesquels j’ai grandi et dans lesquels je me reconnais. Un poil de nonchalance, un soupçon de sentimentalisme, et il n’en faut pas plus pour théâtraliser la vie de jeunes gens paumés dont, d’ordinaire, tout le monde se moque. Tout en y mêlant des métiers artistiques, Kei Toume dépeint leur quotidien comme personne. Ils vont me manquer…

Et le manga en France ?

Chez IMHO, on aime Shintaro Kago.

Et pour cause, il se vend bien le bougre. Avec plus ou moins 4000 exemplaires écoulés par volume, Shintaro Kago a trouvé son public en France. Alors que L’extase de la chair à canon doit sortir sous peu, l’éditeur pop et décalé a annoncé un autre manga de son auteur fétiche : La grande invasion mongole. Sortie prévue en octobre 2015, pour le prix de 18€.

shintaro kago photo news

Une collision accidentelle sur le chemin de l’école peut-elle donner lieu à un baiser, le dernier manga de Shintaro Kago était paru en janvier 2014. L’occasion pour moi de vous le conseiller une ultime fois. Moins gore que d’ordinaire, le mangaka s’y amuse à casser les codes graphiques de la bande-dessinée et y intégrer ceux du cinéma. Suivant une logique inquiétante, le résultat donne un recueil de nouvelles surprenant et épatant.

2015, décidément l’année Go Nagai.

Je vous avais prévenu en conclusion de mon article bilan de décembre dernier que 2015 serait vraisemblablement l’année de Go Nagai en France. En effet, Black Box avait annoncé plusieurs mangas du maître, dont Devilman (surtout Devilman en fait).

Et c’est maintenant au tour d’Isan manga de prévoir une série du papa de Goldorak. En juin prochain l’éditeur publiera les aventures de la plus sexy des androïdes : Cutie Honey. C’est sous la forme d’une intégrale que le manga arrivera. Il coûtera 20€90, prix conséquent mais promettant un bel objet de collection.

cutie honey isan

Chiisakobé chez Le lézard noir.

L’éditeur poitevin semble survitaminé et multiplie les annonces pour notre plus grand plaisir. Après trois mangas de Kazuo Umezu, après Sur le rivage, après le second tome de Les femmes de la constellation, c’est au tour de Minetaro Mochizuki d’être prévu chez Le lézard noir.

En effet, Chiisakobé – le serment de Shigeji est prévu pour octobre prochain. Comme pour la publication originelle, l’édition française devrait compter quatre volumes. Chacun coûterait 15€.

chiisokabé lézard noir

Je suis plutôt surpris de cette nouvelle car Le lézard noir semblait enclin à publier des histoires anciennes dernièrement. En témoignent les premiers récits de Suehiro Maruo, les anthologies de Bonten Taro et Shotaro Ishinomori et cetera. Même si le manga réactualise un classique de la littérature japonaise de Shugoro Yamamoto, je ne l’attendais pas ici. A dire vrai, je ne l’attendais nulle part. L’idée qu’un nouveau manga de Mochizuki soit publié en France me semblait être une utopie. D’autant plus que Pika galère avec la parution de Maiwai… J’espère maintenant que l’auteur trouvera enfin son public en France, car il est l’un des plus doués de sa génération.

Onizuka et ses copains reviennent chez Pika.

En septembre prochain sortiront chez Pika deux mangas dans l’univers de GTO. Paradise Lost, le principal, met en scène Onizuka au milieu d’une classe de stars du showbiz (tu la sens l’inspiration ?). Le second, Ino-head Gargoyle, nous raconte la vie de Saejima essayant de trouver l’amour. Non tarifé si possible.

Pas besoin de présenter GTO ni Toru Fujisawa, auteur en manque de créativité depuis le dernier tiers du manga précédemment cité. On est passé d’une comédie cernant l’adolescence avec justesse et irrévérence à un manga d’action agrémenté d’un humour potache digne d’une vieux poivrot au fond d’un bar. Du coup, après quelques daubes de Fujisawa (vraiment pas merci Pika pour GT-R) et un Shonan 14 days en demie-teinte, je n’attends pas grand chose de Paradise Lost. Mais bon, pour moi Onizuka est un peu comme une madeleine de Proust. C’est un personnage qui a marqué mon adolescence, le prof que j’aurais voulu avoir et je suis tout de même ravi de le retrouver. Même si ses nouvelles aventures sentent le moisi des pieds.

gto paradise lost scan

Dans GTO, il y a quelques courtes coupures dans l’histoire mettant en scène le personnage de Saejima. C’est court, absurde et ça tranche avec le reste. Intercalée de cette manière, l’histoire du flic est géniale. Mais pas besoin d’en faire un manga… D’autant plus qu’il promet d’être graveleux à souhait. Vous l’aurez compris, je n’attends absolument rien d’Ino-head Gargoyle…

A noter que Kamen Teacher Black, toujours de Toru Fujisawa, est également prévu pour septembre. Et vu les qualités de la série d’origine, je m’en contrefiche royalement.

Tatsumi est mort, vive Tatsumi.

Pour finir avec le manga en France, Cornélius a annoncé une anthologie de Yoshihiro Tatsumi quelques jours à peine après le décès de celui-ci. Elle sera disponible dès le mois de mai sous le titre de Cette ville te tuera et coûtera 26€50.

Je ne vais pas en ajouter d’avantage car j’ai déjà parlé de Tatsumi. Simplement je trouve très bien que l’éditeur ait si rapidement réagi. D’autant plus qu’il s’agit d’une anthologie qui devrait en appeler d’autres.

cette ville te tuera tatsumi

Des éditeurs français découvrent internet.

Depuis le 30 mars dernier, le compte Twitter de la branche manga de Glénat est de nouveau actif. Je n’ai rien à ajouter sur cette actu, si ce n’est qu’il était plus que temps qu’ils communiquent sur ce réseau social. Même Panini Manga le fait !

De son côté, Delcourt a ouvert une partie consacrée à son catalogue manga sur son site. Oui manga, n’ayez pas honte de le dire.

Et pour l’occasion, ils accueillent même Tonkam.

Human Academy arrive en France.

Il s’agit d’un institut japonais visant à ce que les élèves deviennent auteurs de manga. Dès septembre, ils vont s’implanter dans la capitale mondiale de la bande-dessinée : Angoulême. Je ne suis pas là pour détailler leur offre, mais plus pour en dire ce que j’en pense. Si vous souhaitez plus d’informations sur Human Academy, je ne peux que vous conseiller leur site.

Déjà je ne suis pas fan du dessin dans le style manga. Je veux dire par là que j’ai du mal avec les « copié/collé ». Si tu aimes les mangas, qu’ils t’inspirent, qu’ils t’influencent, c’est normal que ça se ressente dans ton style graphique. Mais il ne faut pas dessiner plus ou moins comme un manga lambda. Scott Pilgrim, pour prendre un exemple qui parle à tout le monde, pue le manga à plein nez. Mais pour autant O’Malley a développé son propre style, ce qui tend à en faire une série géniale. Autre exemple, De Crécy a été publié dans un magazine japonais (et est par l’occasion devenu mangaka) en conservant son style, pas en plagiant les gros succès japonais du moment.

la république du catch

Et c’est grosso-modo la même chose pour la narration et à peu près tout ce qu’on peut apprendre dans une école de manga. C’est très bien pour apprendre les bases, maîtriser les codes et même se faire un nom. Mais c’est aussi un système qui bride la créativité, l’âme d’artiste.

Bon, après je raconte tout ça, mais j’ai eu l’occasion de discuter longuement avec des japonais sortant d’écoles du genre, ils m’ont même offert leurs œuvres, et je dois avouer que le résultat est très bon. Jolis, originaux (voire très originaux ; un auteur ayant dessiné une ébauche dans le format franco-belge), j’ai lu des récits intéressants.

Tout ça pour en arriver à une conclusion : faites ce que vous voulez. Le simple fait qu’elle se présente en alternative à des chemins plus obscurs (coucou les concours des éditeurs) est une bonne chose.

Notre petite sœur en compétition au festival de Cannes.

« Il parle de cinéma dans un article consacré au manga, il se fout de nous ou quoi ? ». Non. Enfin pas là. Et puis je parle de ce que je veux, c’est mon billet à moi.

Notre petite sœur est ni plus ni moins l’adaptation cinématographique de Kamakura Diary, l’excellent manga d’Akimi Yoshida, par Hirokazu Kore-eda. Adorant le manga d’origine et le cinéma de Kore-eda, je ne pouvais pas faire autrement que mettre en avant cette nomination.

A présent j’espère que le film sera récompensé, et que les ventes du manga décolleront enfin. Parce qu’il le mérite (ôtez-moi d’un doute, j’ai déjà dit que Kamakura Diary est une série géniale ?). En France le film sera disponible dans les salles obscures à partir d’octobre prochain.

La parenthèse animation.

L’éveil de Black Box.

Alors que @Anime était bien parti pour posséder le monopole du marché DVD/BD des séries d’animation japonaises, un éditeur refait surface de fort belle manière : Black Box. Il revient en force, avec l’annonce de plusieurs séries plus ou moins récentes. Il y aura beaucoup d’inédits et également quelques rééditions.

Parmi la salve d’annonces, deux ont retenu mon attention :

D’abord Spice & Wolf. Alors que Ofelbe est en train de publier les romans d’origine, Black Box prévoit de sortir une très jolie édition collector comprenant l’intégralité de la série ainsi que les OAV. Je suis très content car j’aime beaucoup la licence (j’avais déjà parlé du manga), et je n’espérais plus que cette série soit éditée chez nous.

the woman called fujiko mine black box

Et l’autre série, que je n’osais pas espérer même dans mes rêves les plus fous est The woman called Fujiko Mine. Woaw. Le sublime spin-off de Lupin III par Sayo Yamamoto, la réalisatrice de Michiko e Hatchin. Que dire de plus ? Juste woaw.

Sans déconner, merci Black Box. Entre les mangas de Go Nagai et les deux séries d’animation dont je viens de parler, vous me gâtez.

Gintama, la série d’animation enfin en France.

Et il était temps ! Il faut dire que Gintama est une licence un peu spéciale. Personne (ou presque) n’achète le manga, la série animée n’a jamais été diffusée chez nous (du moins légalement), mais tout le monde semble aimer. Merci le scantrad et le fansub.

Quoi qu’il en soit, ceux qui suivent la série en fansub vont pouvoir le faire légalement sur Crunchyroll. La plate-forme américaine nous propose la nouvelle saison de Gintama en simulcast. Et si c’est un succès, les premières saisons seront traduites et diffusées sur leur site.

gintama gif

Maintenant j’espère juste que les fans de la licence vont jouer le jeu et regarder Gintama sur Crunchyroll. Et ce pour deux raisons. La première est qu’il est important que les acteurs de la chaîne de l’animation soient rémunérés. Je ne vais pas rentrer dans les détails, il vous suffit d’aller dans la FAQ de Crunchyroll pour savoir où va l’argent (sans compter que vous n’êtes pas obligés de souscrire à un abonnement pour mater leurs séries, il suffit d’attendre un délai d’une semaine pour les avoir gratuitement). Et la seconde, plus égoïste, est que j’espère voir les premières saisons de Gintama avant de me lancer dans la nouvelle. Alors ne faites pas les cons hein !

Sur quel lien cliquer ?

Quoi de mieux qu’une revue de presse (web), pour terminer un article parlant d’actualités. Ainsi pour cette ultime partie, j’ai sélectionné quelques billets que j’ai trouvé intéressants. Aux traditionnel articles écrits s’ajoutent les podcasts, les vidéos et cetera. Enfin bref, à vous de cliquer (ou non) sur les différents liens.

Sur ce, cette première gazette du manga est terminée. J’espère qu’elle vous aura informé et intéressé. Je compte sur vous pour me donner vos avis, vos conseils et pourquoi pas vos économies tant qu’à faire (Non ? Bon, qui ne tente rien n’a rien). N’hésitez pas non plus à commenter les présentes actualités, à en apporter d’autres et à en débattre. J’aime ça.

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17 réflexions sur “La gazette du manga #1

  1. Pour Dorohedoro, j’ai peur que ça rallonge encore la sauce. Parce que ça fait déjà deux/trois tomes qu’on nous dit que le suivant sera le dernier, promis, si, si, Hayashida à réussi à négocier avec l’éditeur pour continuer un tout tout tout petit peu. Et en fait, nope. Que ça fasse 20/21/22 tomes, je m’en fous, mais si c’est pour perdre en qualité ce qu’on gagne en quantité… :/

    1. Pas faux, même si la fin de Dorohedoro était une rumeur. Je n’ai jamais rien lu d’officiel sur le sujet (on prend trop comme sûres les infos de certains…). Après si ça fait 3 ou 4 tomes de plus que ce qu’avait prévu l’auteure, ce n’est pas trop grave. Faut juste que ça ne devienne pas un Gunnm bis…

  2. Sympa cette gazette ! J’ai hâte de découvrir les prochaines ! En plus j’ai appris plein de truc !
    Je ne savais pas, entre autres, que Kamakura diary avait été adapté au cinéma. la bande annonce à l’air pas mal du tout. Faut que j’avance dans le manga avant la sortie du film chez nous :)
    Ikki, ce n’est pas dans cette revue qu’étaient publié des séries de Ono Natsume et Est Em ? Le nom ne m’est pas inconnu, j’avais repéré il y a quelques temps de belles couvertures du magasine. Son remplaçant à l’air un peu moins intéressant.
    Pour ce qui est de la série Sing Yesterday for me, j’avoue n’avoir pas accroché, alors que j’adore le travail de Kei Toume. Peut-être devrais-je donner une seconde chance à cette série. Tout le monde semble en dire beaucoup de bien
    Je ne reviens pas sur toutes les news, ça serais beaucoup trop long, mais je prends note :)

    Et merci pour le partage d’un de nos articles :)

  3. En fait, à chaque fois que je passe chez toi, j’ai de nouveau envie de lire du manga régulièrement, et même me mater des animés… Je vais commencer par relire les tomes de Sing Yesterday :) j’adore le boulot de Kei Toume, même si ses titres tendent à me mettre le moral dans les chaussettes.
    Bravo pour cette « gazette » agréable à lire, avec un contenu éclectique et de qualité !

  4. Excellente gazette ! Très sympa à lire, merci !
    Pour ne pas polluer cette page de mes romans fujoshistes, je ne vais commenter qu’une partie – et quelle partie ! Il s’agit de GTO.
    GTO !! C’est le manga pour lequel je grillais la pause déjeuner du lycée pour marcher à pieds jusqu’à la librairie la plus proche (à plus de 20 minutes). Le sais-tu, Fujisawa ? Le tome 10, je l’ai acheté en sacrifiant mon argent du déjeuner. Ah, c’est ça, être fan.
    Onizuka, que t’est-il donc arrivé ? Prof chez les stars du showbiz ? ça sera comme les livres de Martine, maintenant ? Onizuka prof dans un village, Onizuka chez les Chtis, Oni dans le 93, Zuka into ze turfu x_x. Ah, mon coeur saigne…!
    Je n’ai pas eu le courage de lire les pseudos déclinaisons de GTO. Je me suis contentée de la première fournée. Le pauvre Fujisawa semble avoir été aspiré dans l’abîme de la non-inspiration… Courage, camarade è_é
    Au final, c’était long. Pardon, Meloku^^’
    Tout de même, je devrais peut-être donner une chance à ces suites de GTO… ? (tu sens la mauvaise idée, là)

    1. Parfois il vaut mieux rester sur une bonne impression. Mais bon les suites (du moins celles qui se concentrent sur Onizuka) ne sont pas si mauvaises que ça.

      (Tu m’as bien fait marrer :3)

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