Priest, un ange déchu au Far-West

Priest est la dernière nouveauté manwha de Pika. Et pourtant, c’est une vieille série, en Corée comme en France. Débutée en 1998 et en pause depuis 2006 dans son pays d’origine, la série de Hyung Min-woo est arrivée chez nous en 2003 et a connu de nombreuses éditions et rééditions chez feu Tokebi (volumes simples, doubles et coffrets), avant de rejoindre Pika ce mois-ci, dans leur collection Graphic, destinée aux « auteurs asiatiques aux codes narratifs et aux traits proches du roman graphique » (quoi que cela veuille dire). Et surtout,  cette réédition s’accompagne d’une promesse de fin à la clé.priest pika graphic

Ce fut une surprise totale. Notamment parce Pika l’a annoncé moins d’une semaine avant sa sortie. Le titre devait bien évidemment déjà apparaître en ligne et sur les commandes libraires, mais pour moi qui ne fais pas toujours gaffe à ça, cette stratégie de communication me laisse dubitatif. Comment créer de l’attente, de l’impatience et de la hype quand l’annonce précède de si peu la sortie en librairie ? Passons sur ce sujet, et recentrons-nous sur l’oeuvre en elle-même.

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L’art d’Akino Kondoh résumé en 4 thèmes

Née en 1980 dans la préfecture Chiba, Akino Kondoh est une mangaka pour le moins atypique. Diplômée des beaux-arts en 2003, elle débute le manga quelques années auparavant, en 1998. Pour autant, elle n’est pas connue seulement pour ses bandes dessinées, c’est une artiste touche-à-tout qui s’est illustrée dans des domaines tels que l’animation, la peinture ou encore la sculpture.  Elle a été récompensée par de nombreux prix et a multiplié les expositions (personnelles ou collectives) à travers le monde. Parmi elles, on en retiendra deux proches de chez nous : Hint à Bruxelles en 2007 et VIDEOFORMES 2008 à Clermont-Ferrand en 2008. En 2012, elle a été invitée à Lyon dans le cadre du festival Japan Touch. Elle vit et travaille à New-York depuis 2008.

En France, trois mangas d’Akino Kondoh sont publiés par Le lézard noir. Le premier, Eiko, est sorti en novembre 2006. Il est composé de sept nouvelles datant de 1998 à 2002. Les insectes en moi, le second, est disponible depuis octobre 2009. Il compte quant à lui neuf histoires toutes publiées entre 2000 et 2004. Pour finir, Chroniques new-yorkaises a été mis en vente en août 2016, après une prépublication dans le journal Libération. Il compte 70 chapitres diffusés de 2012 à 2015 sur internet, ainsi qu’une histoire inédite en deux parties, servant de prologue et d’épilogue. Toujours chez Le lézard noir, en 2011 sort la première anthologie du magazine Ax. On y trouve une illustration d’Akino Kondoh en guise de couverture. Deux nouvelles de l’auteure sont également présentes dans le recueil, mais celles-ci ne sont pas inédites puisqu’elles étaient déjà disponibles dans Les insectes en moi.

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Maintenant que vous savez tout d’Akino Kondoh, passons au cœur même de l’article et posons-nous la question suivante : quels sont les éléments qui définissent le travail de l’artiste ? Pour y répondre, j’ai relevé quatre thèmes qui apparaissent de manière récurrente dans ses œuvres.

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Archie, horreurs et compagnie

Au début des années 2000, une série animée a occupé mes mercredi après-midis : Archie Mystères & Cie. L’histoire ? Celle d’Archie Andrews, un rouquin qui enquête sur les phénomènes étranges se produisant à Riverdale avec sa bande d’amis alors qu’il préférerait plutôt profiter de son temps libre pour glander. Mais cette histoire est en fait une version fantastique du comic original, dans lequel Archie est un simple lycéen au cœur d’un triangle amoureux, avec Betty Cooper et Veronica Lodge qui se battent pour sortir avec le jeune homme. afterlifewitharchie_08-0v Lire la suite

O.M.W.O.T. , l’humour c’est sérieux

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Dans un avion, un homme fume en lisant son journal. Des terroristes prennent d’assaut l’appareil mais il n’est pas impressionné. Il est le O.M.W.O.T. , One Man War On Terror (Soldat Solitaire Contre la Terreur), agent d’élite en costume et cheveux blonds impeccablement peignés, chargé de rétablir la paix à tout prix et tant pis pour les dommages collatéraux.

Quelque part entre l’hommage aux bandes dessinées de gare pour le style graphique, le Hard Boiled de Darrow et Miller pour la destruction totale, et Pascal Brutal pour la virilité paroxystique, cette bande dessinée de Benjamin Marra publiée par les Requins Marteaux en impose à son lecteur, qui ne peut qu’être fasciné par le prédateur de la terreur, véritable parangon de l’esprit Américain.

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Batman – The Boring Joke ?

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Fraîchement sortie sous forme numérique, l’adaptation d’un des comics les plus populaires fait déjà énormément parler. Il pourrait être intéressant de papoter des polémiques développées au Comic Con de San Diego ou encore du machisme d’Alan Moore mais votre auteur préfère rester focus sur un seul sujet. The Killing Joke est-il un bon film d’animation ? Attention Spoilers Lire la suite

San Diego Comic-Con 2016 : le best-of des trailers

Coincé cette année entre le congrès républicain et le congrès démocrate, le Comic-Con de San Diego (SDCC) a au moins l’avantage d’être fun. Quoi, certains trouvent que la politique c’est fun ? Bon, ok, mais Comic-Con a des TRAILERS ! Alors qui c’est qui gagne ? Hein ? Qui ? (Batman, c’est toujours Batman qui gagne)

Alors c’est parti pour un best-of totalement biaisé des meilleurs trailers de ce SDCC 2016.

On commence avec celui qu’on attend tellement qu’on ne l’attend même plus mais en fait si, on l’attend quand même : Sherlock saison 4 !

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Icare : à s'approcher du soleil, on se brûle les ailes

Moebius, maître incontesté de la bande dessinée franco-belge. Jiro Taniguchi, maître incontesté du manga d’auteur. Alors quand le premier propose un scénario de science-fiction au second, le monde de la bande dessinée est intrigué et assiste à la naissance d’Icare.

icare manga taniguchi moebius

Couverture cartonnée et papier semi-glacé histoire de sublimer les dessins de Jiro Taniguchi : les éditions Kana ont mis les petits plats dans les grands pour proposer une fabrication à la hauteur de cette rencontre. S’ajoute à cela deux bonus en fin de volume : une longue interview de Moebius sur les origines et le traitement du mythe d’Icare ainsi que les dessins préparatoires de Jiro Taniguchi.

Tout promet un BD d’exception. Et pourtant…

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