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La nostro sélection musicale du 1er octobre

Deuxième semaine de la nostro sélection musicale. Pour rappel, cette sélection tente, à partir d’un panorama de sites musicaux internationaux, de vous proposer une grosse playlist de nouveautés à écouter pour suivre l’actualité musicale. Vous pouvez trouver cette playlist sous deux formats, spotify et youtube.

Cette semaine, pas de très grosse nouveauté, puisque hormis Meek Mill (dont la presse parle bizarrement peu), peu d’artistes très connus ont sorti des albums cette semaine, ou alors pour des projets un peu annexes, comme le petit plaisir crooner de Lady Gaga et Tony Bennett ou l’album de reprises des Specials. Pour autant, le nombre de découvertes ne va pas, lui, en baissant, puisque ce sont plus de vingt disques que je vais rapidement vous présenter, et qu’il reste bien des découvertes à faire en écoutant la playlist ou en lisant les articles que vous trouverez en lien à la fin de celui-ci.

Avant de vous lancer dans la lecture, n’hésitez pas à jeter un coup d’oeil au financement participatif de la nouvelle formule de Magic, la revue de pop moderne, magazine dont l’originalité des choix nous apporte beaucoup de joie.

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Le Mondovision et mon voyage à travers la pop argentine

Il y a quelques mois, j’ai eu l’occasion de participer au Mondovision de la chonson, un événement de l’internet dont le but est de faire découvrir des tubes en provenance de n’importe où. Comme pour l’Eurovision, il s’agit de morceaux dont on se dit à la première écoute : c’est n’importe quoi, avant de se surprendre à les fredonner sous la douche.
Je voudrais raconter ici mon expérience de sélectionneur. Quand on regarde l’Eurovision, il est facile de se dire que le morceau ne va pas, que l’on aurait mieux choisi, voire dans les pires moments mieux chanté. Quand on doit soi-même choisir, même pour un enjeu aussi dérisoire qu’un live twitch pour 50 personnes dont une vingtaine de participants, on se met la pression, on essaie de trouver le meilleur morceau, celui qui va accrocher les gens. Se faisant j’ai exploré de manière brève mais intense la musique pop Argentine, qui m’était totalement inconnue. Du rock indé au reggaeton, j’avais envie de partager mes découvertes avec vous, et en particulier celle de Ms Nina.

Ms Nina la queen des bigoudis
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Death Stranding : le jeu du confinement Deuxième partie : connecting people

Dans Death Stranding, courir dans la nature pourrait être, on l’a vu dans la première partie,  sa propre récompense. Mais Kojima, sympa, a pensé mettre un peu d’histoire, et a donné au héros un métier. Dans cette deuxième partie, nous allons nous intéresser à cet aspect très particulier du jeu, qui est d’interpréter un livreur, bâtisseur, technicien réseau, soignant, et fonctionnaire en plus de cela. Bref, un héros en première ligne pour vaincre le virus.

Nous verrons aussi l’image de l’Etat qui se dessine dans le jeu. Le slogan de Kojima production, From Sapiens to Ludens, se retrouve aussi dans un jeu où l’idée du ludique et du culturel est aussi important pour relier les hommes que les industries et les lois.

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Death Stranding : le jeu du confinement Première partie : Arpenter les chemins de la mort

Sac à dos sur les épaules, la carte à la main, nous voilà prêt à avancer. Il fait beau, mais la météo annonce une pluie qui nous obligera à faire attention. Attention aussi aux reliefs : une corde d’escalade ou une échelle ne seront pas inutiles. Une bonne journée de marche nous attend.

Le confinement nous a privé durant deux mois de cette joie simple de la randonnée. Heureusement le jeu d’Hideo Kojima : Death Stranding nous a permis de l’émuler autant que possible par un jeu vidéo. Plus encore, sous les apparences d’un blockbuster se cache le walking simulator de notre époque. Il ne s’agit pas que de traverser de verts pâturages, mais de reconstituer les Etats-Unis en reliant les derniers survivants d’une mystérieuse source de morts. Plus fort que Madame Soleil, Kojima avait tout compris de ce qui se passerait en cas d’épidémie mortelle. Death Stranding, un jeu qui parle du maintenant et de l’après COVID 19, enfin si ça ne va pas mieux : un monde où sortir est à la fois joie et danger, un monde où les livreurs et agents du BTP sont des héros, un monde où l’on apprend à rester connecté dans la distance. Notre monde, un peu.

Il y a beaucoup de choses à dire. Ce texte sera donc divisé en deux parties. Une première partie centrée sur la question de l’activité physique individuelle des personnes, et une deuxième partie plus centrée sur les thématiques sociales du jeu.

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cinéma, Kevo42

La Nuit Nanarland 3

La Nuit Nanarland 3 n’a pas été l’année de l’innovation mais celle de la consécration. Construite autour de White fire, joyau radioactif du nanar, la programmation a proposé une très belle introduction à un univers particulier mais pourtant de plus en plus populaire. La nébuleuse nanarde continue de s’étendre avec des conséquences commerciales inattendues et méritées.

Sans pouvoir dégager de thématique forte cette année, on peut dire que les quatre films : White fire, Force Noire, Zombi 3 et Ninja 3 : the domination ont fait écho à leur façon à des questions de société très actuelles, avec notamment une mini-polémique causée par un Jean-Marie Pallardy en roue libre. On y a aussi vu des histoires d’amours tout aussi étranges que ce cinéma qui essaie désespérément d’être normal sans jamais y parvenir.

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cinéma

Baby Driver d’Edgar Wright : le film qui en donne plus

Baby Driver sort le 19 juillet, il faut vous y préparer :  il s’agit du film de l’année. Bien sûr, cette phrase prononcée dix fois par an n’a pas de sens mais cette fois on a vraiment envie de lui en donner. Le Nostroblog se devait de vous en parler, parce que hey, si c’est le film de l’année, vous nous en voudriez d’être passés à côté.

baby driver affiche

Baby cache sous son visage d’ange des talents de chauffeur d’exception qui en font l’élément indispensable de tout braquage réussi. Il écoute constamment de la musique pour rythmer sa vie et couvrir ses acouphènes. La rencontre avec Debora, serveuse dans un diner, va lui ouvrir les yeux, les oreilles et le cœur.

Baby you can drive my car

Ne nous mentons pas. Nous n’étions pas très confiants quand Edgar Wright, sorti lessivé de son rendez-vous manqué avec Ant Man, a annoncé son retour. Un film de chauffeur de braquage avec l’acteur de Nos étoiles contraires et l’actrice de Cendrillon, pourquoi pas mais enfin n’en attend-on pas plus ? Si on a compris la difficulté à s’exprimer dans le cadre d’un blockbuster, n’y avait-il pas le risque de tomber dans le film de série pour acteurs pas encore ou plus tout à fait complètement vedettes ?

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Eurovision 2017 : la fête est finie ?

Hier à la télévision, aujourd’hui sur le Nostroblog : l’Eurovision. Un sujet en apparence éloigné de l’animation et des mangas, mais dont l’excentricité interroge. Ce cru 2017 a été celui du doute, du noir et du blanc. L’occasion d’une analyse des tenants et aboutissants de cette 62e édition. 

A quoi sert l’Eurovision ?

L’Eurovision est la compétition de musique annuelle qui détient le record de longévité mondiale. Elle a débuté à 7 pays en 1956 pour arriver à 42 pays cette année. La compétition se déroule depuis 2004 sur trois jours avec deux demi-finales et une finale. Les candidats doivent chanter en direct sur un morceau en playback, ne doivent pas dépasser les 6 personnes sur scène, aussi immense soit-elle, et ont le droit de chanter dans la langue de leur choix depuis 1999.

Voilà, en quelques données, ce qu’est l’Eurovision. Mais comment expliquer la longévité de cette institution ? La première raison est son succès toujours renouvelé. 204 millions de téléspectateurs ont suivi l’édition 2016, et il suffit de suivre les réseaux sociaux pour comprendre que, l’espace d’une nuit, le monde entier s’y intéresse.
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bandes dessinées, Kevo42

Megg, Mogg & Owl : Sexe, drogue et dépression nerveuse

Toujours à la recherche de nouveautés croustillantes, le Nostroblog vous présente cette semaine la série Megg, Mogg & Owl. Une bande dessinée en plein dans notre ligne éditoriale, drôle et glauque à la fois.

Megg, Mogg & Owl est une bande dessinée australienne, traduite en France par un petit éditeur appelé Misma et découverte par Stéphane Beaujean qui arrive toujours à glisser des perles de chaos dans la sélection du festival d’Angoulême.

Cette série a débuté par accident. Simon Hanselmann, artiste et auteur de fanzines peint pour une exposition une sorcière et son chat, qu’il nomme en hommage aux personnages d’albums pour enfants Meg, Mog & Owl.  La toile plaît tant qu’il en tire une série d’histoires courtes sur le tumblr http://girlmountain.tumblr.com. La suite est une success story comme Internet les aime, avec édition aux États-Unis chez Fantagraphics et une vraie reconnaissance critique et publique en France.

De quoi parle-t’on ? Megg la sorcière et son conjoint de chat Mogg passent leurs journées à picoler, baiser et se droguer, tandis que leur colocataire Owl essaie tant bien que mal de joindre les deux bouts entre deux boulots dans des call-centers. Ils croisent des personnages pittoresques tels que Mike le roi de la glande et surtout Werewolf Jones, loup-garou dealer, père indigne et agent du chaos de manière générale.

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cinéma

Ghost in the shell de Rupert Sanders : la machine est vide

Après l’excellent article général de Raismith sur les rapports entre mangas et cinéma, le Nostroblog vous propose un cas particulier avec Ghost in the shell, sorti ce mercredi 29 mars au cinéma. S’agit-il d’une adaptation servile du manga ou les scénaristes ont-ils su s’approprier le matériau ? S’agit-il d’une adaptation du dessin animé plus que du manga, comme le craignait Meloku ? Et surtout, s’agit-il d’un bon film ? Toutes les réponses sont dans cet article.

Mira, jeune réfugiée morte suite à un attentat terroriste, voit son cerveau transféré dans un corps entièrement cybernétique. Entraînée, elle devient le major d’une section d’élite spécialisée dans les cyber-crimes. L’assassinat de dignitaires par des robots geishas piratés la mène sur la piste du mystérieux hacker Kuze.

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