Eck, Sur vos écrans

Fast and Furious : des mécaniques bien huilées

Née au début des années 2000 (ça ne nous rajeunit pas), la saga Fast and Furious s’est vue grandir au fur et à mesure sous plusieurs angles. Certes en terme numéraire avec toujours plus de films et projets annexes. Mais aussi en taille, à la fois budgétaire, de ce fait par l’importance de l’équipe qui travaille sur chacun de ces projets, mais aussi et surtout par la taille de son envergure en tant qu’œuvre populaire, de par sa portée médiatique et commerciale. Analyse.

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Eck, Humeurs

Réflexions sur le Cyberpunk

Pendant que je mangeais, l’autre jour, pendant la pause déjeuner… eh bien je réfléchissais aux limitations du genre cyberpunk, en me demandant surtout si on avait pas atteint une certaine limite. Si, avec le temps qui passe inexorablement, on était pas en train de ressasser le même archétype de cyberpunk des années 80, plutôt que d’actualiser le discours avec l’avancée sociale et technologique qu’il y a eu depuis ? Si, malgré la présence quotidienne de thématiques chères au cyberpunk dans nos vies, on était encore réceptif au sujet dans la fiction ? Ou alors si tout ça était désuet, vu et revu, obsolète même, et qu’il ne serait pas plutôt temps d’essayer quelque chose de nouveau plutôt que de recycler ad nauseam les mêmes ingrédients en espérant un résultat différent ? 

Il est avant tout primordial de faire le distinguo entre deux écoles à mon avis différentes du cyberpunk. D’une part les précurseurs, qui ont défini le genre dans les années 1980/1990 en lui donnant ses codes et en lui apportant ses lettres de noblesse. Puis, par la suite, disons vers la fin les années 2000 jusqu’à présent : la nouvelle vague qui, tantôt nostalgique tantôt poussée par une envie de creuser plus loin, va tenter parfois maladroitement d’imiter sans égaler ou bien d’innover à sa manière. Je vais tenter de tout développer comme je le peux (ayez de la patience) avec mes modestes connaissances, n’étant pas un absolu expert en la matière, bien qu’elle me passionne et que je me nourris beaucoup du genre cyberpunk, je n’ai pas encore tout vu et tout lu. Allons-y. 

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Meloku

INU-OH : Un film, deux Yuasa 

La filmographie de Masaaki Yuasa ne cesse d’être plus fascinante et variée au fil des années. Après son passage en tant qu’animateur sur des séries comme Crayon Shin-Chan ou Chibi Maruko-Chan, Masaaki Yuasa débute sa carrière de réalisateur en 2004 avec Mind Game, un pur OVNI psychédélique adapté du manga éponyme de Robin Nishi. Ce grand film où différents moyens d’expression et techniques d’animation cohabitent pour illustrer les destins croisés de plusieurs personnes dans ce grand océan qu’est la vie a pourtant divisé le public à sa sortie. Même si le film a désormais un statut culte au point où la scène de course du film reste un modèle pour de nombreux étudiants en animation, Masaaki Yuasa décide à partir de Mind Game de faire des œuvres qui pourront toucher et plaire au grand public, sans jamais totalement y arriver. Même en faisant des compromis, en essayant de rentrer dans une moule et d’atteindre une forme de normalité, Yuasa reste Yuasa.

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La séance du jour, LvK

Adieu les cons, Dupontel poète social

Aller au cinéma le premier jour de la réouverture nationale a été un choix logique. J’aurais pu aller boire un café et vivre à la française dixit Bruno Le Maire ou même observer une manifestation policière désolante mais non. Mon urgence à moi était de retrouver une salle obscure, l’inconfort d’un siège pas assez large, être entouré de personnes bruyantes et devoir garder mon masque sur le visage pendant 1h27. Et pour fêter le retour d’un retour à une vie moins anormale, j’ai fais le choix de plonger dans le nouveau film d’Albert Dupontel.

Une nouvelle fois Albert Dupontel livre une fable moderne assez efficace. Son 7eme film n’est peut-être pas son meilleur selon la critique mais les multiples récompenses obtenues aux derniers Césars témoignent tout de même d’une certaine maîtrise. 

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Les interviews de Meloku

Interview de Taiyô Matsumoto : l’art de se réinventer à chaque manga

À l’occasion du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, j’ai eu l’honneur de rencontrer l’immense Taiyô Matsumoto lors d’un long entretien. Cet auteur que j’ai adoré lire à travers des mangas comme Amer Beton, Number 5 ou Sunny se dévoile cette rencontre organisée par les éditions Kana et propose de revenir sur l’ensemble de son œuvre, une bibliographie en perpétuel mouvement, contrastée de récurrences qui nous fascinent depuis ses premières histoires. L’interview s’est déroulée avec nos confrères d’AnimeLand, Manga News, Journal du Japon et Bodoï, et les réponses ont été traduites par Yuki Takanami et Ilan Nguyên.

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Le bazar du renard

Dédales : Les chemins cauchemardesques menant à la création

Restant à l’écart lors d’une fête, Brian dessine une forme monstrueuse avant de se rendre compte qu’il s’agit de son autoportrait, vu à travers le miroir déformant d’un grille-pain. Bienvenue dans Dédales, le nouveau comics de Charles Burns où la création se mêle à la réalité et à l’imagination, et la bande dessinée croise le cinéma.

Dédales Cornélius

Mondialement connu pour Black Hole, l’auteur revient au neuvième art après sa cryptique mais néanmoins géniale trilogie Toxic. Exclusivité française des éditions Cornélius, Dédales est une série qui devrait compter 3 ou 4 volumes et sera publiée à sa fin seulement en Amérique, dans un format intégral. Le premier tome est donc disponible depuis le 10 octobre, au prix de 22,50 €.

Un nouveau bouquin de Charles Burns s’attend forcément, et entre sa couverture énigmatique présentant une femme rousse de dos et sa promesse de parler de création artistique, celui-ci ne faisait pas exception à la règle.

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La séance du jour, LvK

Joker (2019) – Joyeusement corrosif

Depuis le 9 octobre 2019, il est possible de voir dans nos salles de cinéma le tant attendu film Joker, un origin story sur le grand antagoniste du même nom. Après visionnage, il y a deux constats à faire : tout le bruit assourdissant autour est compréhensible et il est assez difficile d’en parler. Comme j’aime les défis, j’ai décidé de m’y mettre avec quelques légers spoilers.
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La séance du jour

The Purge – Ennui en enfer

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De retour sur Nostroblog après mon dernier article en date de septembre 2017, j’ai décidé de vous parler de la série The Purge, disponible sur le service Prime Vidéo d’Amazon.

Coupons tout suspense et allons direct au but: The Purge est une purge. C’est tout pour moi, pouce bleu et n’oubliez pas d’activer la petite cloche. A dans deux ans…

Bon ok, je vais tenter sans traîner des pieds de développer un peu mes pensées et de les ordonner. Commençons par faire un tour du propriétaire.

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Blogception

Le Halloween de Nostroblog

Parmi les nombreuses fêtes qui parsèment l’année, les adorateurs du monde des ténèbres que nous sommes avons une préférence : Halloween. C’est à visage masqué – à l’effigie des créatures les plus effrayantes de notre folklore – que nous vous livrons cet article. Vous y trouverez de nombreux bonbons, choisis avec minutie, afin que votre soirée festive se transforme en une mémorable plongée dans les enfers.

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Galatruc

Asako I & II : redoubler d’amour

Mercredi soir, dans le cadre du Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, j’ai eu la chance de me rendre à une projection d’Asako I & II, un film de Ryûsuke Hamaguchi (qui présentait lui-même Senses plus tôt dans la même journée, toujours dans le cadre du FIFIB). Ryûsuke Hamaguchi, jeune réalisateur japonais peu connu en France malgré 11 long-métrages à son actif (et à peu près autant de court-métrages) était cette année en compétition à Cannes avec ce film, justement, et nous fût présenté par les responsables du festival comme l’élève prodige de Kurosawa, alors que la presse multipliait les comparaisons entre Asako I&II et Vertigo.

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