De l’adaptation des couvertures

Souvent, lors de l’annonce d’un manga dont la parution approche, je m’intéresse à l’allure de la couverture, surtout pour le logo vf, la numérotation, ce genre de trucs. On peut avoir des déceptions sur certains logo, par exemple personnellement je trouve celui de Blood Blockade Battlefront affreux, mais ça va rarement au-delà (= le dégoût). Puisque normalement, il n’y a aucune raison de modifier l’illustration d’origine. Je dis bien, normalement… Il y a une lointaine époque, changer les couvertures d’une série pour la parution vf était monnaie courante (Karakuri Circus, Inugami chez Delcourt…). La justification est multiple. Problèmes de droits d’image (comme pour les photographies utilisées pour les couv’ japonaises de Detective Conan, en France chez Kana), un espoir peut-être un peu naïf de relancer des ventes trop faibles (Samidare chez Ototo ou les deux exemples de Delcourt cités plus haut), ou même pour briser la monotonie d’un fond toujours identique (Yu-Gi-Oh chez Kana, Fruits Basket et beaucoup d’autres shôjo chez Delcourt/Akata). Parfois, seul le premier tome subit une modification, avec une illustration qui doit mieux représenter l’ensemble de la série (Animal Kingdom chez Ki-oon, ou encore le relooking quasi intégral d’Ikigami chez Kazé Manga). Evidemment, l’éditeur cherche ainsi à adapter son livre au public français, espérant donc de bonnes ventes. Pourtant, le résultat n’est pas toujours réussi… Lire la suite

Manga au singulier #4

Plus d’un an après le précédent numéro, voici le retour de cette rubrique tant aimée. Comme d’habitude, on sélectionne le premier tome de quelques nouvelles séries sorties récemment. Petite nouveauté, nous sommes plusieurs de l’équipe à exprimer ci-après nos avis. Au programme :

Je voudrais être tué par une lycéenne

[Meloku]
Adorant plus que tout Usamaru Furuya pour des ouvrages comme Litchi Hikari Club et Je ne suis pas un homme, j’attendais son retour en France avec beaucoup d’impatience. Et c’est J’aimerais être tué par une lycéenne qui ouvre le bal, un manga dont je ne doutais aucunement de la qualité avant de l’acheter (d’autant plus que je l’ai lu en vo). Bref, me plonger dans la logique maladive dépeinte par cet auteur m’a fait un bien fou tant elle est retranscrite avec justesse. Là où certains se moquent des fetish ou en rajoute, enlevant toute crédibilité à la déviance représentée, Furuya la met en scène sans juger. Bien sûr, il restera des crétins pour hurler « JAPOOON » mais qu’importe. Ce qui compte réellement c’est qu’il arrive à toucher les lecteurs passionnés par son aura malsaine. De plus, il brille par sa mise en scène qui fascinera les nouveaux venus et ce sera un immense plaisir de retrouver le tracé de son crayon pour les anciens lecteurs. Espérons juste que d’autres mangas de Furuya suivent, à commencer par Notre Hikari Club, afin qu’une nouvelle génération découvre cet artiste hors normes.

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Lire un manga quand on y connait rien #1 – Le mari de mon frère

Il n’est pas tous les jours évident de faire partie de Nostroblog. D’abord parce que je suis l’un des rédacteurs les moins productifs, le plus mainstream et surtout je suis très très loin de la mangasphère. Si je me délecte de certains dramas qui se déroulent entre diverses rédactions, je concède aisément ne rien connaître de ce médium. Toute la connaissance que j’ai acquise, je la dois surtout à Nostroblog que j’ai rejoint il y a presque 3 ans. Pour vous situer mon niveau en terme de lecture, j’en suis resté à Leviathan et Nozokiana.

Depuis 3 ans, je lis mes camarades et je tiens à jour un google doc avec une liste assez maboule de titres à acheter. Jusqu’à présent aucun euro n’est sorti de ma poche pour réduire la taille de cette liste. Sans doute parce que le jeu vidéo et le cinéma prédominent dans mon budget loisir. Et aujourd’hui la tendance s’inverse puisque le jeu vidéo me lasse et j’ai envie de me remettre à lire. Déjà très centré sur les Comics, j’ai enfin décidé de varier le plaisir et de sauter le pas pour me remettre à quelques mangas.

Vision artistique de ma quête

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Nostro Awards 2016 : les meilleurs mangas de SF/fantasy

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La fin d’année est propice aux bilans et différents prix, alors lançons les Nostro Awards ! Une compétition divisée en 5 catégories visant à récompenser des mangas débutés en 2016. En réalité il s’agit d’une sélection de 5 œuvres qu’on a aimé cette année et qui présentent une vision différente de leur genre. Il n’y a donc pas de classement spécifique, tout est une question de sensibilité. Pour commencer, on laisse place à des mangas de science-fiction et/ou de fantasy. Des genres qui régissent à notre société, qui sondent l’humain, qui nous offrent des aventures épiques…

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Débat autour du meilleur manga de 2016

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’année 2016 a été riche en bons mangas. Néanmoins Bobo, Damien et Meloku, ont chacun eu un coup de cœur tout particulier pour une œuvre et en ont longuement parlé sur Nostroblog.

Avec pour objectif de débattre sur leurs titres fétiches, les trois compères se sont retrouvés dans une discussion engagée qu’on vous livre ici-même.

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La mise en abyme du manga chez Inio Asano

En ouvrant Dead Dead Demon’s Dededede Destruction, c’est un tout autre manga qui se présente sous nos yeux : Isobeyan. Après trois pages, on découvre qu’il s’agit en réalité d’un manga dans le manga. Autrement dit, Isobeyan est une œuvre fictive lue par l’héroïne de DDDD. Si cet exemple est frappant, notamment du fait qu’il introduise la série, la bibliographie d’Inio Asano ne manque pas de faire la part belle aux mangas et à leurs auteurs. Dans cet article, nous allons donc étudier différents cas de mises en abyme afin de mettre en évidence les liens qu’entretient l’artiste avec la bande dessinée et ce qu’il nous révèle du métier de mangaka.

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