Hentai : passage en revue ! [NSFW]

Ceux qui me suivent sur Twitter ont pu constater mon immense chagrin suite à l’annonce de l’arrêt brusque du manga Keijo!!!!!!!! qui a m’a tenu en émoi pendant près de 2 ans. Même si les raisons tristement évoquées par l’auteur sur son blog sont parfaitement légitimes, je me sens un peu orphelin. Vision d’un hochet C-cup que l’on vient de violemment m’arracher. Certes, Prison School continue d’alimenter ma déviance mais il me faut un autre produit de substitution pour avoir mes 5 fesses et nichons par jour afin de préserver ma santé. Chercher un autre manga comme Tsugumomo, le fils bâtard de Tenjou Tenge et Urusei Yatsura ? Oui, mais non. J’ai cherché ailleurs et, après réflexion, y ai trouvé une part de bonheur…

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Je peux t’arrêter un moment ?

Euh… Qui diable êtes-vous donc ?

Ta bonne conscience. Tu ne t’es quand même pas mis au hentai ?

Je me suis penché sur quelques auteurs dénichés dans des revues professionnelles olé-olé mais dont certains jouent la carte de l’érotisme (du moins, en couverture).

Oh, tu vas donc nous parler de Tony Taka ?

Non, il est archi-connu depuis plus de 10 ans et des spécialistes comme Amo s’en sont déjà chargés depuis tout ce temps. Même chose pour les auteurs suivants : Masamune Shirow, Keito Koume, Satoshi Urushihara, U-Jin ou encore Range Murata.

Attends, Shirow ? Le mec qui a fait Ghost in the Shell ?

− Ce n’est pourtant pas une surprise. J’ai découvert son travail dans ce domaine il y a près de 15 ans. Il réalise actuellement des pages couleurs pour le mensuel Comic Anthurium depuis son premier numéro en 2013. Avant, il en faisait pour feu Canopri Comic (2010-2012) ainsi que des couvertures.

 

Et Urushihara ?

J’ai dit que je n’en parlerai pas.

Allez, c’est ma dernière question, steuuupléééé !

Il s’est occupé des couvertures du Comic Tenma (1998-2016) entre 2003 et 2016 avant d’en faire pour le Comic Masyo ainsi que des pages couleurs. On le retrouve également dans les derniers numéros du Comic Anthurium.

 

Voilà, satisfait ?

En fait, tu cherches surtout des auteurs qui ont un bon coup de crayon tout en délaissant le contenu des revues ?

Globalement oui, mais certains auteurs m’ont donné envie d’explorer leurs travaux en profondeur. Souvent, un magazine te vend de belles choses au travers de sa couverture mais en l’ouvrant, tu déchantes parfois complètement.

Ah ouf, pendant un moment, j’ai eu peur que tu sois tombé à jamais dans les limbes d-

Par contre, des magazines, j’en ai bouffé afin de préparer cet article…

Tu as donné de ta personne. Honorable sacrifice.

J’ai surtout donné de quoi calmer mes palpitations à l’entrejam-

Ok, oublie l’aspect honorable de la chose…

Cet article n’est pas une analyse socio-historique du genre (pour cela, lisez l’article d’Eck), simplement une liste non-exhaustive, sans ordre apparent, d’auteurs du milieu érotico-porno que j’estime dignes d’intérêt et qui forment une porte d’entrée dans l’univers du manga pornographique à quiconque souhaite s’y intéresser. Je ne suis pas un spécialiste du genre contrairement à Elsior (n’hésitez pas à me soumettre vos corrections en cas d’erreurs ou d’oublis de ma part) et les avis qui vont suivre concernent davantage un ressenti personnel face au style des auteurs énumérés que le travail scénaristique qui, soyons franc, présente souvent peu d’intérêt. Si votre auteur préféré n’y apparaît pas, cinq solutions s’offrent à vous :

  • C’est un oubli honteux (ou pas).
  • C’est un incontournable du grand-public (cf. le dialogue ci-dessus).
  • Je l’aime bien mais sans plus.
  • Je ne le connais pas.
  • Je ne l’apprécie pas.

L’autre point qui m’a surpris au cours de mes recherches est le nombre assez important de femmes qui œuvrent dans ce milieu. Il est à noter également qu’une majorité ne délaisse pas leur premier amour et continue à publier des dôjin vendus lors du Comiket.

Enfin, outre les titres proposés chez Hot Manga, Taifu, Eros ou encore feu Iku Comics, sachez que l’éditeur américain FAKKU traduit en simultané les revues publiées chez Wanimagazine ainsi que deux magazines de l’éditeur Bunendo.

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Sasaoka Gungu (笹岡ぐんぐ) – What else ?

Démarrons ce top avec la crème de la crème onctueuse. Cet illustrateur, dissimulé sous un pseudonyme probablement métaphorique (un bambou planté sur une colline), produit peu et exclusivement pour la confection de couvertures et pages couleurs chez les éditeurs Core (Comic Megastore α, Comic HotMilk) et GOT (Comic Anthurium). Chacune de ses œuvres cause irrémédiablement de multiples fractures rétiniennes. Son style se reconnaît à son goût pour les femmes bien en chair à l’épiderme soyeux, délicates tentatrices posées dans un cadre souvent paisible et/ou intime. En matière d’œuvres publiées, elles sont rares et ne concernent que ses recueils d’illustrations, tous intitulés heart some bread, vendus chaque année au Comiket. L’an dernier, une de ses illustrations a fait l’objet d’une figurine.

 

Bref, Sasaoka Gungu est mon préféré. Sujet Verbe Compliment.

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Homunculus (ホムンクルス) – La finesse faite chair

Actif depuis 2008, Homunculus a débuté avec des dôjin sur Bakemonogatari et Evangelion. Il officie principalement dans la revue Comic Kairakuten éditée par le reptile Wanimagazine et a publié chez eux deux mangas en 2011 et 2013. Son style est reconnaissable aux regards brillants en amandes de ses demoiselles qui affichent un visage empli de douceur combiné à un brin de fausse timidité. Généralement consentantes, elles font souvent le premier pas. Les rapports entre personnages alternent pénétrations et préliminaires, parfois dans le désordre, sans tomber dans la violence coïtale et autres soumissions orales. Ce genre de récits correspond au registre de la « sexualité vanille » (vanilla) : la pratique sexuelle y est proposée dans son plus simple appareil et sur l’objet d’un consentement mutuel. L’auteur a eu son numéro spécial du Comic Hana Man en 2015 (Cuvie ou encore ReDrop reçurent également cet honneur). Notons également qu’il a réalisé une pin-up dans le mensuel Nemesis (où officie Cuvie), et au revers de celle d’Akira Hiramoto. Enfin, Homunculus a vu une de ses œuvres prendre forme chez le fabricant Native en 2016.

 

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Hisasi – Horror vacui

Le reflet bestial d’Homunculus. Comme plusieurs de ses collègues œuvrant au sein du Comic Kairakuten Beast édité chez Wanimagazine, Hisasi possède un penchant prononcé pour la salive, la cognée en levrette, le drapé mouillé (« mais non, c’est une référence au maniérisme dans la sculpture grecque classique, bande d’incultes ! ») et les « colliers de perles ». Actif depuis 2009, il a d’abord travaillé chez Core (Comic HotMilk et Comic Megastore) et Kill Time Communication (Koakume Kanojo via Comic Unreal) avant de s’installer chez Wanimagazine (Comic X-Eros) et GOT (Comic Grape). Son travail d’illustrateur, notamment pour des light novel, lui a valu des déclinaisons en figurines chez Sky Tube et plus récemment chez Native.

 

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Hamao – Girl power !

Le troisième H du reptilarium Wani. Probablement né en 1985, Hamao sévit dans les Comic Kairakuten (version standard et version Beast) avec 3 mangas au compteur. Il réalise depuis 2008 des dôjin essentiellement yuri en piochant dans la production du studio Kyoto Animation (Suzumiya Haruhi, K-On!, Hibike! Euphonium). Avec leur regard souriant où se mêlent tendresse et insatiabilité, les créatures d’Hamao prennent souvent l’initiative, que ce soit avec des partenaires ventripotents ou peu enclins aux galipettes matinales. Parfois, elles mènent la gente masculine à la braguette dans un rapport sadomasochiste.

 

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ISHiKEi – Les semeuses de jouir

La première fois que mon regard s’est posé sur une de ses œuvres, mon cerveau (un tantinet éprouvé) a instantanément effectué une corrélation TOTALEMENT incongrue avec le personnage de la publicité Belle des Champs. S’agirait-il d’un reliquat de ma culture télévisuelle (et évidemment péjorative) des années 80 sur la campagnarde naïve et bien charpentée ? Cet auteur, actif depuis 2001, a débuté sa carrière avec des dôjin (School Rumble) et n’a jamais cessé d’en faire (Suzumiya Haruhi, LuckyStar, One-Punch Man, etc.). Il réalise quelques courts récits, parfois tout en couleurs, et des couvertures pour des revues éditées chez Sanwa (Comic Masyo), Core (Comic HotMilk, Comic Megastore H) puis chez Wanimagazine (Comic ExE, Comic X-Eros). Ses personnages aux rondeurs laitières bavent à volonté et concourent pour les plus beaux colliers de perles. Elles ont souvent la cuisse dodue, le regard inquiet et des cheveux blonds dans lesquels sont parfois accrochées des fleurs. Côté figurines, elles sont légion. Wing a mis à l’honneur son personnage du Comiket 77 tandis que Native en a réalisé une première en 2011 avant de présenter un prototype et un projet lors du dernier Wonder Festival.

 

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ReDrop (Otsumami) – Drop the bomb !

Après des années à voir défiler ses illustrations, j’ai commencé à m’intéresser à cette auteure grâce au spin-off comique muet de Prison School centré sur Meiko et intitulé Fukukaichou Ganbaru. Ce dernier, prépublié dans le Young Magazine the 3rd, est un one-shot qui sortira le 6 novembre prochain (en même temps que le tome 27 de Prison School). Active depuis 2007 au travers de dôjin revisitant les univers de Bleach, Evangelion ou encore The Idolm@ster, ReDrop a créé Otome Drop (prépublié dans le Comic Megastore) avant d’en réaliser d’autres chez Wanimagazine. Elle a également réalisé des couvertures pour le Comic Kairakuten Beast. Tout comme Homunculus, elle a conçu une pin-up dans un numéro du Nemesis en 2012. Globalement, ses personnages ont très souvent le corps luisant avec un chapelet de perles et une taille plutôt fine pour supporter d’opulentes poitrines. Une de ses illustrations a récemment servi de modèle à une figurine sortie chez Native le mois dernier.

 

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Pao (パオ) – Girls next door

Découvert par hasard via son manga Madoromi Barmaid, le travail de Pao Hayakawa se retrouve en couverture des revues Comic HotMilk et Comic Shingeki. Son intérêt pour la lingerie (et la mode en général) l’a amené à réaliser des ensembles de tenues légères et des maillots s’inspirant de Gundam, de nourritures ou encore des pièces d’échec. Récemment, une société a commercialisé sa ligne de lingeries ayant pour thème les signes du zodiaque. Son style graphique est aisément reconnaissable et dépeint généralement de jeunes femmes actives, loin du cliché de l’Office Lady. Ses travaux les plus intéressants présentent ces femmes dans des lieux communs, comme pour les rendre plus humaines, plus « accessibles », avec une note d’érotisme. Notons enfin qu’il a exécuté des illustrations qui ont servi de publicités aux Forces japonaises d’autodéfense.

 

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Okayu-san (おかゆさん) – Bonjour tristesse

Une beauté innocente avec ses charmants défauts. On ne connaît aucun travail de sa part dans le milieu du dôjin. Ses premiers travaux sont prépubliés à la fin de l’année 2013 dans le Comic Anthurium avec le récit Shizumi Mura Densetsu. Il réalise dans ce mensuel la quasi-totalité de sa jeune carrière qui se résume actuellement à deux mangas édités chez GOT : Yatte Shimai Mashita (2015) et School Caste (2016). Il a également réalisé deux nouvelles en couleurs pour la revue Gachicomi. L’une d’elles présente une employée en maison de retraite soumise à la libido de pervers pépères. Graphiquement, Okayu se démarque des précédents auteurs sur plusieurs aspects. Grand amateur des plongées et contre-plongées, ses personnages finement dessinés ont souvent l’air abattus et cette « tristesse » se propage sur leur épiderme laiteux et dans leurs regards de chien battu. Depuis le début de l’année, il travaille sur un seinen pour le Grand Jump Web (Shueisha) avec Hikaru Sugii, un écrivain de light novel : Dennou Kakugi MephistoWaltz. Okayu a donc toutes les cartes en main pour se révéler au grand public et c’est tout le bien que je lui souhaite !

 

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Warabino Matsuri (蕨野まつり) – La plastique critique

Sous son pseudonyme festif de défricheur de fougères, cet auteur parvient à doser une certaine sensualité dans ses corps lascifs irréels (RIP les vertèbres lombaires) et ses visages gourmands qui se pourlèchent discrètement les babines. Il fait ses premiers pas en 2010 dans le milieu du dôjin puis rejoint le Comic Megastore (Kawaii Hito) avant de s’installer chez Comic ExE (Sassy-Sister Complex!). Parallèlement à ses courts récits tout en couleurs, il continue de réaliser des dôjin autour de différentes séries (Oshiete! Galko-chan ou encore Tengen Toppa Gurren Lagann) et conçoit de nombreuses couvertures pour le mensuel Comic Namaiki!. Lors du dernier Wonder Festival, Native a annoncé le projet de réalisation en figurine d’une de ses illustrations.

 

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Sameha Ikuya (Sameiku – さめいく) – La caution kawaii

Découvert en 2004 grâce à ses superbes fanarts de Maria-sama ga miteru (à titre personnel, disons clairement qu’il s’agit des meilleurs réalisés pour cette série) puis perdu de vue pendant X années, j’ai retrouvé cet auteur par hasard en m’inscrivant sur Twitter. Le bonhomme n’a guère changé, toujours autant passionné de musique classique. Il continue de rouler sa bosse dans le milieu du dôjin et de l’erogame et après avoir essoré les univers de Precure, Love Live! ou encore My Hime, il s’attaque depuis quelques recueils d’illustrations à l’univers sans fin de Kantai Collection. Côté manga, il a réalisé quelques travaux pour le Comic Mujin avant de rejoindre l’éditeur Futabasha (Young Men’s Comic puis Action Pizazz et sa version Deluxe). A ce jour, il a publié deux titres (Wakage no Itari en 2014 et Nandemo Ari ~Ibunka Ero Communication~ en 2017). Son style est toujours aussi doux et sensuel même dans les contextes osés.

 

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Cuvie – C’est la vie !

Si vous ne la connaissez pas, filez lire En scène !. MAINTENANT. Ensuite, dites-lui sur son compte Twitter combien son récit et son dessin vous ont bouleversé. Elle en sera ravie !

「絢爛たるグランドセーヌ」
Croquis de l’auteure réalisé en mars dernier pour annoncer la sortie du tome 8 (20 avril 2017)

Dans le domaine du coquin, Cuvie fait figure de doyenne dans ma liste avec plus d’une vingtaine de titres publiés depuis le début des années 2000 chez différents éditeurs et dans de multiples revues (Comic Kairakuten Beast, Comic Momohime, Comic Penguin Celebrity, Comic Penguin Club, Comic Penguin Sanzokuban ou encore le numéro spécial du Comic Hana Man). Ses récits alternent vanilla et gymnastiques bestiales, le tout au travers de rapports réalistes sans tomber dans les contre-plongées XL et autres POV totalement fantaisistes.

 

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Homare (誉) – Pour la gloire de l’erotic-fantasy !

Quand il ne taquine pas certains univers vidéoludiques (Dead or Alive, Dragon Quest, Fatal Fury, etc.), Homare travaille comme chara-designer pour des jeux vidéos tels que Sangokushi Taisen (Sega) et Sengoku Basara (Capcom). Cet illustrateur délivre également ses pépites pour les revues Comic Bangaichi et Comic Anthurium. Cette dernière accueille sa splendide série Death Girl mettant en scène des femmes, souvent des guerrières, confrontées à des créatures issues de la fantasy (orcs, gobelins) ou de diverses mythologies (Meduse, Tengu). Adepte des maquettes Gundam et de l’univers de Marvel, il est papa d’une petite fille qu’il nous présente au travers d’anecdotes sur son compte Twitter. Car oui, œuvrer dans le milieu du hentai n’empêche évidemment pas d’avoir une vie de famille. Notons également que plusieurs de ses personnages ont été déclinés en figurines et la prochaine en date sera une bunny girl.

 

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Ebisumaru (恵比寿丸) – Le yokaï à son kiki !

Au fil de mes recherches, j’ai constaté que le Comic Anthurium, successeur du Canopri Comic, concentre beaucoup d’auteurs qui me tiennent à cœur (Masamune Shirow, Satoshi Urushihara, Homare, Sasaoka Gungu, Okayu-san, etc.). A ce stade, autant ouvrir cette revue et regarder ce qu’il s’y fait. C’est ainsi que j’ai découvert le travail étonnant d’Ebisumaru. Sous ce pseudonyme se cache un jeune dessinateur passionné d’anal (il le dit lui-même) qui a toutes les cartes en main pour réussir hors de la sphère hentai. En décembre 2014, il remporte le 3e prix à un concours lancé par le magazine et y débute sa carrière deux mois plus tard avec Mangetsu no Yoru ni. Ce récit met en scène un paysan capturé et dominé par une démone à cornes (Oni) libidineuse. Ce yokaï très populaire dans le folklore japonais se retrouvera dans les deux chapitres de Shôchikubai (février et novembre 2016) puis dans Izayoi no Tsuki (février 2017). Au-delà de l’Erasmus scénaristique entre les différents fluides et d’une grande maîtrise dans le dessin, la mise en page d’Ebisumaru m’a agréablement surpris, notamment sur la fin du second chapitre de Shôchikubai, un récit où trois Oni lubriques violent un jeune homme. On y retrouve des éléments stylistiques utilisés par de grands auteurs comme Osamu Tezuka et Inio Asano (la répétition d’une même case sur une page entière) ou encore une action en double page comme dans n’importe quel grand titre shônen ou seinen. Un auteur à surveiller !

 

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Sojihogu (掃除朋具) – Le porno pastel

Probablement actif dans le milieu de l’illustration depuis 2012, les premiers travaux connus de Sojihogu (mangas et dôjin) coïncident avec son intégration dans les pages du Comic X-Eros en 2014. Parmi ses récentes œuvres, on notera sa participation dans Demi-chan wa Kataritai Official Comic Anthology (2017). Il s’agit d’une compilation d’illustrations conçues par différents auteurs autour du manga de Petos, dont Akira Hiramoto. L’illustration sélectionnée pour cet ouvrage est la couverture de son dôjin sorti lors du Comiket 90 en 2016 autour de Sakie Satô : Succubus Sensei ga Madorondara. Son pseudonyme (ustensile de ménage) prend du sens d’un point de vue graphique puisqu’il nettoie le trait. Sa frontière avec la couleur s’estompe jusqu’à fusionner à l’intérieur de chaque corps dessiné en une image vaporeuse et sucrée, malgré le contenu explicite. On observe également chez cet auteur un attrait particulier pour créer des colliers de perles arachnéens sur les formes moelleuses de jeunes filles aux regards troubles et/ou embuées de larmes (et de plaisirs inavouables). Son titre SCANDAL! a fait l’objet d’une exposition en juillet dernier au sein du Space Caiman, une galerie tokyoïte fondée par Wanimagazine. Quelques jours après, Native annonçait la réalisation d’une figurine.

 

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Akagi Asahito (赤城あさひと) – Le lévrier de la levrette !

Né le 28 septembre 1993, ce jeune gaillard de Saitama est un bourreau du travail. Il intègre le vivarium Wani au sein du Comic Kairakuten Beast au début de l’année 2014. Moins de 2 ans après, il publie son premier recueil (Iyarashii Ko.) suivi d’un second en 2017 (Ama♡Nama). L’éditeur, probablement ravi d’avoir trouvé un auteur aussi productif, semble le chouchouter et lui donne l’occasion de réaliser plusieurs couvertures clinquantes (la première en mai 2016 et une sixième en octobre 2017). Entre deux chapitres, il réalise des dôjin, dont un sur une bad girl d’apparence timide et avec des piercings aux oreilles. Ce détail peut paraître anodin mais ce genre d’ornement n’est pas courant dans la production hentai (et je ne parle même pas du modèle tatoué qui est aussi rare qu’un dahut le samedi midi en banlieue parisienne). Contrairement à Homunculus, l’amour est un cran plus soutenu avec une alternance de rapports dominé/dominant chez les deux sexes. A cela s’ajoutent parfois quelques accessoires (sextoys, laisse, bondage, etc.) pour que d’opulentes demoiselles puissent assouvir leur soif inextinguible de plaisirs. Graphiquement, on notera deux éléments distinctifs chez les créatures d’Asahito : un regard concupiscent quasi-kaléidoscopique (tourbillons en mode mind-break, cœurs géométriques orgasmiques) et une érotisation totale de tous les types de fluides inondant leurs corps.

 

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Mujiha – Douceur d’ivresse

Né le 18 mars 1985, mujiha n’est pas un auteur hentai. Illustrateur talentueux actif depuis 2010, ses recueils traitent d’instants du quotidien, de science-fiction ou encore d’onirisme. Ses seules incursions connues dans le milieu porno concernent quelques couvertures réalisées pour le Comic Namaiki! à partir de 2016. Ses dessins sont autant de bijoux taillés avec soin où le temps suspend sa course afin de se perdre avec délectation dans les multiples facettes de son travail.

 

Blog / Twitter / Pixiv

Et histoire de s’éloigner encore un peu plus du milieu purement hentai et ainsi clore proprement cet article, voici :

Arata Yokoyama (NaBaBa) – La perverction

Né le 17 juillet 1987, NaBaBa est un artiste contemporain. Diplômé de l’université des beaux-arts Tama à Tokyo, cet ancien assistant de Makoto Aida (si ce nom ne vous dit rien, rendez-vous ici) a eu l’occasion d’exposer ses œuvres (dessins, peintures à l’huile) au sein de la célèbre Kaikai Kiki gallery, fondée en 2008 par un certain… Takashi Murakami. Entre deux fanarts sur Life is Strange et Persona 3, NaBaba exécute, sous le pseudonyme de PaNaMa, quelques illustrations et couvertures pour le Comic Anthurium. Toutefois, on constate que ces œuvres n’apparaissent sur aucun site et compte qu’il administre. Aurait-il honte de l’exposer dans son CV ou bien ce PaNaMa serait quelqu’un d’autre qui imite (pour ne pas dire pille) son style pictural ?

 

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Bonus : un menu Maxi Beast-Of ! (sans sauce frites)

Au printemps dernier, le Comic Kairakuten Beast a fêté ses 12 ans. A cette occasion, plusieurs auteurs de la revue (ou œuvrant dans d’autres magazines de l’éditeur Wanimagazine) ont chacun réalisé un shikishi. On notera l’absence de quelques pointures du Beast comme Pyon-Kti (marié à l’auteure momi qui travaille au sein du Comic Shitsurakuten) ou encore Kai Tomohiro. J’espère n’écorcher aucun nom/pseudonyme. De gauche à droite et de haut en bas :

Image 1
Bota Mochito, Tsukako, Minato Hitori (auteur du génial Kairaku Historie !) et
Mizuki Mikuni
Image 2
Mai Girigiri, Cuvie et Yûta Okumoto
Image 3
Hana Hiyoshi (Comic X-Eros, Comic ExE), Akagi Asahito et Thomas
Image 4
Pennel, kakao et Yo Hinasaki
Image 5
Satsuki Neko, Coupe, Nanasei Shiba et Kinta Mawaru
Image 6
Mokufû, Moketa, Petenshi et CAL
Image 7
Natsu Sakura, eigetu (?), Regudeku et Saijô Satoru
Image 8
Sakurazari Hotori, Maki Tatsuki et 212
Image 9
Tsukitokage, Enuhani, Sanrokumaru et Uchiuchi Keyaki
Image 10
Tsubasa Fuyukaza, Katatsuki Kei, Tekkô Shimazu et Takemasa Takeshi
Image 11
Utsuki Yûto, Tousens (?) et Nagayori
Image 12
Hirama Hirokazu, Wakame-san et Akame Hinoshita

D’s©

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7 réflexions sur “Hentai : passage en revue ! [NSFW]

  1. J’avais voulu poster un commentaire samedi soir, mais en même temps c’était 4 heures du mat donc c’est peut être aussi bien que j’ai merdé.

    En gros, j’ai l’impression que tu cherches plus des illustrateur que des dessinateurs (ce qui n’est pas tout à fait la même chose), mais du coup tu te prives un peu de tout un pan énorme. Je ne peux que te conseiller deux choses : 1) définir les sujets qui t’intéressent le plus et 2) ne pas fermer la porte à d’autres.
    Après j’ai aussi un intérêt très relatif aux illustrations couleurs. Le H ça doit être en noir et blanc chez moi.
    Aussi, ton petit commentaire assassin sur les scénarios de H me désole un peu. Faut assumer ce qu’on lit. C’est sur que tu trouveras rarement des ouvrages dans cette catégorie qui atteignent l’intensité dramatique de certains mangas mais s’pas une raison pour dénigrer le tout. Alors certes le trait est le point premier par lequel on apprécie ou pas du H, mais quand même.

    Citer l’Anthurium sans parler de Kizuki Rei, Etuzan Jakusui ou Sowitchraw ça me désole, également.

    (un jour je comprendrais l’attrait des gens pour la prod Wani, un jour)

    1. Bonjour,

      « En gros, j’ai l’impression que tu cherches plus des illustrateur que des dessinateurs » : c’est exact, j’avais un regard qui restait en surface (les couvertures, les pin-up, les mini-books, etc.) mais au fil du temps, j’ai commencé à m’intéresser au travail général de certains auteurs comme Okayu ou Cuvie.

      « Aussi, ton petit commentaire assassin sur les scénarios de H me désole un peu. » : la phrase en question inclus le terme « souvent » qui ne signifie pas « toujours » (ex : Ebisumaru).

      Mon article n’est pas un inventaire à la Prévert (les trois auteurs que tu cites ne m’ont pas tapé dans l’œil) mais une porte d’entrée pour les néophytes ou pour ceux qui chercheraient hors des auteurs connus de tous. J’ai disséminé ça et là bon nombre de liens vers des sites et des revues pour que quiconque puisse ensuite puiser ce lui peut lui plaire.

      Merci de ton avis et de m’avoir lu !

      Cordialement

      D’s©

      1. Disons qu’à force, même si je n’apprécie pas le contenu, les traits originaux me titillent toujours l’oeil. La recherche éternelle de la nouveauté peut être ! C’est pour ça qu’un auteur comme Kizuki Rei m’avait tout de suite branché.

        Après c’est toujours kewl d’avoir des articles qui parlent de hentai.

  2. Ileca

    Ishikei est un homme. Sérieusement, utiliser hentairules comme source ? Pas très sérieux tout ça.
    Le problème des couvertures de mangashi, c’est que plus tu tapes dans le mainstream et plus c’est conformiste (comme leur contenu). Merci quand même d’avoir parlé de PaNaMa malgré la rareté du personnage.

    1. Bonsoir,

      Merci de votre remarque. J’ignore totalement le degré de notoriété de ce site mais c’est le seul que j’avais trouvé pour m’aider sur ce point précise. Toutefois, comme l’indique la phrase suivante dans l’article, j’ai surtout donné une priorité aux comptes Pixiv des différents auteurs, quand cela m’était possible. Concernant Ishikei, pourriez-vous m’indiquer un site qui donne cette information ?

      Pour l’aspect mainstream déployé, je partage votre avis et c’est surtout fait pour offrir une première approche du genre. Je préfère laisser ensuite les lecteurs aller où bon leur semble au moyen des nombreux liens de sites et revues fournis dans l’article.

      Merci de m’avoir lu.

      Cordialement

      D’s©

      1. Ileca

        Bah, citer hentairules c’est comme citer sankaku complex, ce sont des gigolos à clics qui n’ont aucune légitimité. La preuve, il charge des pop-ups.
        Quand à ma source, mon doctorat en wayback machine m’a permis de trouver son sexe ainsi que sa photo sur son ancien site (1999 haha) :
        性別 どう頑張っても残念ながら男
        http://web.archive.org/web/19990202082211/http://multi.suki.gr.jp:80/ishikei/prof3.htm
        (Au fait, j’ai bien aimé ta blague comme quoi Ishikei est pas trop connu (pareil pour ReDrop, Homare et Cuvie).)

        L’art illustratif n’est de toute façon que peu représentatif du contenu car il répond à d’autres impératifs esthétiques. J’oserai dire que même les pages couleurs n’ont que peu d’intérêt et ne sont là que pour donner du cachet à l’ensemble avant de dévoiler le plat principal, le noir et blanc. C’est comme dire, bon bah voilà les gars, je viens de vous montrer les couvertures de Comic LO et Comic Koh, maintenant vous savez c’que c’est qu’un manga pornographique.

        1. Merci, je vais corriger cela dans la journée.

          Les couvertures sont une porte d’entrée colorée pour attiser la curiosité. Si untel est intéressé, il cherchera à en savoir plus. Pareil pour les auteurs : si pour des amateurs de hentai, mentionner Cuvie sonne comme une évidence, elle le sera moins pour un béotien.

          Cordialement

          D’s©

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